24/10/2026
C’est un post de Diana Becker sur Facebook qui m’a inspirée.
Je suis catholique pratiquante et je me considère comme sorcière. Cette identité peut questionner, alors parlons-en avec honnêteté, sans confondre histoire et convictions personnelles.
Les sorcières d’autrefois étaient-elles toutes opposées au christianisme ?
Non.
Les procès des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles se sont déroulés dans des sociétés profondément chrétiennes. Les archives montrent que certaines personnes accusées associaient prières, pèlerinages et remèdes traditionnels.
Claudon Martin, une veuve lorraine poursuivie en 1625, est évoquée dans des documents judiciaires mentionnant des pèlerinages liés à la guérison. Son histoire illustre combien croyances religieuses, pratiques populaires et accusations de sorcellerie pouvaient s’entremêler.
Et aujourd’hui ?
L’Église catholique condamne certaines pratiques magiques. Il serait donc inexact d’affirmer que toutes les pratiques regroupées sous le terme « sorcellerie » sont compatibles avec son enseignement.
Mais ce mot recouvre aujourd’hui des réalités différentes. Pour certaines, il évoque les plantes, la nature, les traditions populaires ou un cheminement ésotérique et/ou spirituel.
Je ne prétends donc pas que toutes les sorcières d’autrefois étaient chrétiennes. Pour moi, il s’agit de faire coexister mes convictions, mon cheminement spirituel et mon identité, sans avoir à les opposer.
Connaître l’histoire, c’est distinguer les faits des mythes. 🕊️
Ouvrons nos esprits et nos cœurs pour apprendre, découvrir et remettre en question encore et toujours…