25/01/2026
INFIRMIERS INDÉPENDANTS VAUDOIS : VOUS ÊTES LE MAILLON FAIBLE !!!
Suspendue, silencieuse, l’épée de Damoclès plane au-dessus de nos cabinets, depuis le 3 décembre 2025. 😧
Imaginez apprendre que votre salaire sera réduit de 25 %.
En effet, ce jour-là, le Conseil d’État vaudois a décidé, sans concertation formelle avec les organisations professionnelles, de revoir le financement résiduel des infirmiers indépendants.
Traduction terrain :
👉 –25 % sur le tarif horaire SPITIN, soit les prestations en cabinet.
👉 Application rétroactive au 1er janvier 2025.
👉 Information : minimale. Anticipation : inexistante.
Qui accepterait qu’on efface 25 % de son travail comme si le travail accompli n’avait jamais existé ?
Heureusement, dans ce paysage un peu trop calme, Javad Nazery a fait ce que l’on attend d’un citoyen courageux : il a déposé un recours constitutionnel dans les délais. Grâce à lui, la Cour constitutionnelle du canton de Vaud a reconnu le recours comme recevable.
➡️ Effet immédiat : l’arrêté est suspendu.
Pendant ce temps-là, sur le terrain ?
🔹 Des infirmiers et infirmières indépendants – majoritairement en santé mentale, mais pas que – voient leur modèle de pratique fragilisé.
🔹 Une activité en cabinet pénalisée artificiellement, alors qu’il s’agit du même acte infirmier qu’à domicile.
🔹 Une décision qui ignore la réalité des pratiques mixtes (cabinet/domicile).
🔹 Une pression absurde à « déplacer » des soins qui n’ont aucune raison clinique de l’être.
Le tout dans un contexte délicieux :
🧠 post-Covid,
🚨 pénurie aiguë de professionnels (notamment en Santé Mentale)
🌱 et un tissu local de soins ambulatoires déjà sous tension.
On parle beaucoup de prévention, de proximité, de continuité des soins.
Mais quand il s’agit de finances, ce sont toujours les mêmes qui servent de variable d’ajustement. Les indépendants. Les plus discrets. Les plus flexibles. Les plus sacrifiables.
Ce n’est pas seulement une question de tarifs.
C’est une question de sécurité juridique (principe selon lequel un professionnel doit pouvoir exercer, facturer et organiser son activité en sachant à quelles règles il est soumis, et en ayant la certitude que ces règles ne vont pas changé d’un coup), d’équité, et de respect du travail clinique.
C’est aussi une question de cohérence politique : peut-on, d’une main, parler de crise de la santé, et de l’autre, sabrer ceux qui la prennent en charge au quotidien ?
Informer, rendre visible, se serrer les coudes : aujourd’hui, c’est vital.
Demain, sans réaction collective, il ne restera peut-être plus grand-monde pour tenir ce fameux « maillon faible ».
Si vous soutenez le recours déposer par Javad Nazery, merci de repartager et de mettre un pouce!