24/08/2026
*FÉMINICIDES AU CAMEROUN : IL EST TEMPS D'EN FAIRE UNE CAUSE NATIONALE*
C'est avec une profonde consternation et une immense colère que j'ai appris, comme vous, les nouveaux cas de féminicides qui endeuillent notre pays.
Au nom du *Réseau National et International des Conseillers Psychosociaux et Éducateurs Thérapeutiques du Cameroun et d'Afrique (RENACC)*, je condamne avec la plus grande fermeté ces actes barbares qui ne sont pas de simples faits divers, mais de véritables crimes contre notre humanité commune.
La lutte contre les féminicides ne peut plus se contenter de petites déclarations sibyllines ou de condamnations de circonstance. Ces postures attentistes ne font qu'accélérer la tuerie. *Chaque silence est une complicité. Chaque inaction encourage le prochain bourreau.*
Le Cameroun n'a pas vocation à devenir un espace d'ensauvagement où la vie d'une femme ne vaut rien, où une femme peut être découpée, brûlée, tuée parce qu'elle est femme. Halte à la boucherie ! Une société qui laisse assassiner ses mères, ses sœurs, ses filles, est une société qui signe son propre arrêt de mort.
*En tant que Présidente du RENACC, j'affirme ceci :*
*1. Le féminicide est une urgence de santé publique et psychosociale.* Derrière chaque femme assassinée, il y a des enfants traumatisés à vie, des familles brisées, une communauté meurtrie. Nous, conseillers psychosociaux, sommes en première ligne pour recueillir ces traumatismes.
*2. Nous demandons solennellement que la lutte contre les féminicides soit érigée en CAUSE NATIONALE.* Cela implique des lois plus sévères et effectivement appliquées, une justice plus rapide, une éducation massive dès l'école primaire au respect de la vie de la femme, et des moyens réels pour la protection des victimes.
*3. Le RENACC prend ses responsabilités.* Nous mettons à disposition notre réseau de conseillers pour :
- Renforcer l'écoute et l'accompagnement psychosocial des femmes victimes de violences
- Former les communautés à la détection des signaux d'alerte
- Travailler sur la prise en charge psychosociale des auteurs pour briser le cycle de la violence.
Nous ne nous tairons plus. Nous refusons la banalisation de l'horreur.
J'appelle l'État, la société civile, les leaders traditionnels et religieux, les hommes et les femmes de ce pays à se lever ensemble. Protéger une femme, c'est protéger la Nation.
*Trop c'est trop. Plus jamais ça.*
*Mme MVOLLA*
Présidente du Réseau National et International des Conseillers Psychosociaux et Éducateurs Thérapeutiques du Cameroun et d'Afrique (RENACC)