10/09/2026
Aujourd'hui, 10 septembre, est la Journée mondiale de prévention du su***de.
Dans mon travail, je rencontre la souffrance sous différentes formes : celle qui épuise, celle qui isole, celle qui donne parfois le sentiment qu'il n'existe plus d'issue.
Alors aujourd'hui, j'ai d'abord envie de rappeler l'importance de la parole.
Parler du su***de. Oser poser la question. Écouter réellement la réponse. Prendre au sérieux une souffrance, même lorsque nous ne savons pas quoi dire pour l'apaiser.
Nous n'avons pas besoin d'avoir les mots parfaits pour être présents.
Mais il existe aussi un autre silence, dont on parle beaucoup moins : celui qui entoure les personnes endeuillées par su***de.
Le su***de reste profondément tabou. Et ce tabou peut venir ajouter de l'isolement à la douleur du deuil : le malaise de l'entourage, les questions que l'on n'ose pas poser, les silences, parfois aussi les jugements ou la recherche d'une explication à tout prix.
Après un su***de, celles et ceux qui restent peuvent avoir besoin de raconter, de questionner, de parler de la personne morte et de ce qui s'est passé. Ils ont surtout besoin de pouvoir le faire sans jugement et à leur rythme.
Rompre le silence autour du su***de, c'est aussi laisser une place à la parole de ceux qui restent.
Et nous n'avons pas à porter seuls la détresse de quelqu'un : prévenir, c'est aussi savoir passer le relais et chercher de l'aide.
📞 3114 — Numéro national de prévention du su***de
Gratuit, 24h/24 et 7j/7.
#3114