16/10/2026
Quand on apprend, on se pose presque tous les mêmes questions.
Est-ce que je vais me souvenir de tout ?
Est-ce que je vais faire dans le bon ordre ?
Est-ce que je vais réussir à gérer mon stress ?
Comment faire le vide avant de commencer ?
Et si j’oublie quelque chose ?
Déjà, il faut se rappeler une chose essentielle : vous êtes en apprentissage.
Vous ne pouvez pas demander à votre cerveau, à vos mains, à votre posture et à votre façon d’accompagner d’avoir déjà l’aisance de quelqu’un qui pratique depuis deux, trois ou quatre ans.
Cette aisance viendra.
Mais elle viendra avec le travail.
Au départ, commencez simplement par bien installer la personne. Prenez votre temps. Vérifiez qu’elle est confortable, que vous êtes vous-même correctement positionné, que votre matériel est prêt.
Et ensuite, commencez.
Si vous oubliez quelque chose, ce n’est pas grave.
Si vous faites une étape un peu trop tôt, ce n’est pas grave non plus.
Vous le voyez, vous le retenez, et la prochaine fois vous y ferez davantage attention.
C’est cela aussi, apprendre.
Être doux avec soi ne veut pas dire être approximatif.
Il faut de la bienveillance envers soi-même, mais aussi du travail, de la discipline, de la répétition et de la rigueur.
Parce que c’est justement cette répétition qui va créer de la sécurité.
À force de pratiquer, certaines choses ne demanderont plus autant de réflexion. Les gestes deviendront plus naturels, votre attention sera plus disponible pour la personne, et le stress prendra progressivement moins de place.
Et puis il y a cette autre question qui revient souvent : comment faire le vide avant de recevoir quelqu’un ?
Je ne crois pas qu’il faille forcément chercher à “faire le vide”.
Il faut surtout trouver son sas.
Moi, j’ai besoin de bouger.
Je vais marcher, je sors, parfois je cours dix minutes, parfois je fais simplement un tour avec mon chien. Entre deux personnes, j’ai parfois besoin de ces quelques minutes dehors pour lâcher un peu de lest, respirer et revenir disponible.
Pour quelqu’un d’autre, ce sera peut-être boire un thé en silence, écouter une musique, respirer quelques minutes, s’étirer ou simplement sortir prendre l’air.
À chacun de trouver ce qui lui permet de revenir dans son corps, dans l’instant, et de déposer un peu ce qu’il porte avant d’accueillir l’autre.
On ne devient pas praticien parce qu’un jour on ne stresse plus.
On le devient aussi en apprenant à connaître son stress, à ne plus se laisser diriger par lui et à le canaliser.
L’apprentissage, ce n’est pas réussir parfaitement dès le début.
C’est recommencer.
Observer.
Corriger.
Comprendre.
Et recommencer encore.
Avec douceur, mais avec exigence.
C’est comme cela que, petit à petit, on devient plus solide, plus juste et plus disponible dans sa pratique.
Ecole Bio-Réflexologie-Relationnelle
De Sandrine Rull