10/08/2026
Bravo!! Venez nous rejoindre tous les dimanches matin à 10h pour sublimer ce déclic et donner envie à d'autres femmes qui vivent la même chose!
Motivation féminine.
Pour ceux qui aiment lire.
Et puis, un jour, j’ai décidé de remettre mon corps en mouvement…
J’avoue : cela faisait presque douze ans que je n’avais plus réellement pratiqué de sport.
Douze années de dévotion, de lutte, de survie.
Douze années de tentatives de reconstruction, de changements de trajectoire, de recommencements.
Douze ans durant lesquelles j'ai connu des joies et des peines.
Douze années de rencontres, de séparation, de solitude et de retrouvailles.
J'ai fais des choix, connu des satisfactions puis des déceptions.
J'ai perdu des êtres chers, refais de nouvelles découvertes, mis en œuvre des réalisations.
J'ai aussi rencontré la maladie.
Elle était incurable.
Bref… douze années de vie.
Et pendant que je m’occupais de tout ce que cette vie me demandait de porter, mon corps, lui aussi, encaissait.
Il s’adaptait comme il pouvait en accumulant de la masse, se mettait en mode survie mais relâchait des muscles.
Il enregistrait les traces silencieuses de tout ce que je traversais.
Et puis j’ai pris du poids.
Je ne me regardais plus vraiment dans un miroir.
À vrai dire, je m’en foutais de mon corps.
J’étais dans d’autres sphères.
Comment survivre seule ?
Comment relever les défis sans perdre pied ?
Comment garder la tête hors de l’eau ?
Écrire ?
Oui. Cela aide.
Rencontrer de belles personnes ?
Oui, certainement.
Mais chacun porte aussi ses propres histoires, ses propres combats, ses propres urgences.
Au final on réalise que ces personnes ne chemineront avec toi que pendant le temps d'une surprise émotionnelle. Un temps comparable aux 48h d'un buzz digital. Elles te soutiendront un moment, mais ce passage sera très bref dans ta sphère. Après chacun retourne à l'essentiel de sa vie.
Pour en revenir à ma quête, qui me rappelle celle de Zadig traversant les chemins de l'existentiel, mon corps s’est installé dans une zone de confort.
Les muscles se sont relâchés.
La masse a pris davantage de place.
Les formes ont changé.
Et moi ?
Je m’en foutais.
Qui me regardait ?
Personne.
Pourvu qu’on me lise.
Pourvu que mes mots touchent.
Pourvu que je puisse inspirer.
Je ne cherche pas de la validation.
Juste écrire...
Un jour même, j’ai croisé une personnalité du cinéma que j’avais connue à travers de beaux moments.
Elle appréciait autant que moi de partager des selfies avec les blogs de Dede Didi.
Nos cadis se sont presque heurtés dans un supermarché.
Elle m’a regardée.
Je lui ai souri. Aucune expression ne s'affichait sur son visage.
Elle ne m’a probablement pas reconnue et je n'ai pas à me présenter à nouveau à une personne qui me connait déjà et avec qui j'ai partagé des moments très agréables.
J’ai continué mon chemin, décidée de garder en tête les derniers plus beaux souvenirs qui me restaient d'elle, avant cette rencontre au supermarché.
Avais-je autant changé ?
Avais-je perdu quelque chose de ma visibilité d’autrefois ?
Ou bien elle n'était pas dans les conditions où elle pouvait associer ses souvenirs à la personne qui se tenait en face d'elle?
Je m’en foutais, royalement 🤣
Ce qui comptait réellement pour moi ces dernières années, c’était de me réveiller le matin avec la joie de respirer.
Me retourner et voir le soleil entrer dans mes yeux, c'était pour moi un magnifique signe que j'étais en vie.
Rien que le fait de bouger malgré les douleurs me rappelait que la polyarthrite ne m’avait pas retiré le droit et la joie de vivre.
Mes pantalons ne flottaient plus sur moi ?
Ce la m'était égal et je les donnais.
Rien ne m'ébranlait, jusqu’au jour où j’ai acheté un miroir à la taille humaine.
Et là…
Ce jour-là, j'ai véritablement regardé la femme que j’étais devenue.
J’ai certes retrouvé ce sourire jovial.
J'ai entrevue cette innocence qui m’a souvent rendue vulnérable aux yeux des prédateurs.
Mais j’ai aussi découvert un corps marqué aussi bien par la maternité et par les épreuves.
Devant ce miroir, j'ai vu un corps de femme, de mère et d'épouse portant des traces invisibles dont moi seule en connaissais l’histoire.
Femmes, cela vous parle t-il ?
Avez-vous déjà regardé votre corps en réalisant que chaque ligne ressemblait à une pièce de puzzle de la carte votre propre vie?
À cet instant, j'ai vécu la réminiscence de chaque anecdote enfouie dans ma mémoire par "Monsieur DENI".
Chaque cicatrice, chaque partie de peau d'orange, chaque bourrelet raconte une petite histoire sur nos défis au quotidien.
À chaque endroit de la carte de notre nouveau corps, on peut presque donner un nom : une épreuve, une perte, une bataille, une reconstruction.
Mais c’est normal, me suis-je dit.
La vie est ainsi faite.
Et puis quelque chose en moi a refusé de continuer à détourner le regard.
Ma conscience.
Pas pour devenir quelqu’un d’autre ni pour répondre aux diktats de l’apparence.
Mais parce que prendre soin de soi est aussi une manière de se respecter.
Alors, un jour, j’ai décidé de remettre mon corps en mouvement en intégrant un groupe de sport pas comme les autres.
Un espace où l’on transpire, où l’on rit, où l’on se dépasse… mais surtout, où l’on apprend à ne plus abandonner.
Parce que la vie laisse parfois quelques valises sur notre parcours : la maladie, les épreuves, les changements professionnels, les ruptures, la solitude…
Et d'autres fois, sans même nous en rendre compte, nous finissons par les porter jusque dans chacune des cellules de notre corps.
Aujourd’hui, j’ai décidé d’en déposer quelques-unes.
J'ai alors crié au secours à la coach en nutrition🎒
Et puis il y a Codou Kébé Diet qui me regarde et me dit :
« Mais dédé ni bax neu ba déh ! Dara nekku ci ! » 😂
Et moi :
« Elle n’a pas encore compris… Garawul. Dina ko fight ! » 💪🏾🔥
Je ne me suis pas mise la pression.
Je sais qu’il n’existe pas de miracle et que je ne suis en compétition avec personne.
Car mon véritable défi est ailleurs. Je dois
retrouver progressivement ma force physique, ma mobilité, mon énergie et mon bien-être.
J'ai décidé de de me motiver à réapprendre à habiter mon corps.
À l’écouter.
À en prendre soin.
À avancer, même lentement.
Et si mon parcours peut donner à une autre femme l’envie de recommencer, de bouger, de prendre soin d’elle et de croire à nouveau en elle, alors chaque effort en aura valu la peine.
J’ouvre donc un nouveau chapitre.
Une nouvelle bataille et surtout une nouvelle réconciliation avec moi-même.
Je reste la même femme.
Simplement, cette fois, une femme qui a décidé de se choisir. ❤️🔥
Et mon objectif est à la fois de changer une silhouette, gagner en une nouvelle forme d'énergie, de santé, de confiance et de liberté.
🎯 - 20 kg !
Dama ko nara fight ! 🔥💪🏾