09/16/2026
Hola beautiful people. ✨
Je me faisais la réflexion... Avant, j'étais tellement dans le naturel. J'avais un mode de vie très axé sur le bien-être : j'avais essayé d'être végane, végétarienne, je faisais toute ma nourriture moi-même. Je m'entraînais, je marchais en plein air, je faisais du yoga, tout ce qui faisait mon bonheur et me connectait à mon moi supérieur et à l'enfant en moi.
Puis, je suis entrée en relation. En sachant que mon mode de vie très naturel pouvait être difficile ou déstabilisant pour quelqu'un qui était complètement l'opposé de moi, je voulais faire un compromis. J'ai recommencé à manger un peu de viande, de poulet, à réintégrer des aliments que j'avais abandonnés. J'avais arrêté de boire complètement, et je me suis remise à prendre un peu d'alcool.
Mes seins me dérangeaient déjà un peu avant, à cause de l'allaitement qui les avait vidés sur le dessus, mais le fait d'être dans cette relation m'a poussée à sauter le pas, sans aucune pression extérieure. C'zst un choix que j'ai fait. Ceux qui me connaissaient bien me disaient que ce n'était pas moi, que ce n'était pas mon genre... mais parfois, on a besoin de traverser ces choix-là pour comprendre.
Et je l'ai regretté instantanément. Dès les premiers jours, sous la do**he, avec mes implants, j'ai eu un moment de panique totale en réalisant ce que j'avais fait. Je me disais : mais qu'est-ce que tu as fait ? Je les regardais et je pleurais. C'était là, c'était fait, je ne pouvais plus les enlever.
Ayant déjà une maladie auto-immune comme le psoriasis, mon corps était déjà en train de se défendre. Quand on a un terrain auto-immun, qu'il s'agisse d'un implant au sein, au genou ou à la hanche, le corps cherche à se débarrasser de ce corps étranger — c'est d'ailleurs pour cela qu'il forme une capsule autour. En plus, il y a des métaux dans ces implants (les compagnies sont maintenant obligées de le mentionner). Comme j'avais une hygiène de vie très saine, en prenant soin de moi et en mangeant le plus bio possible, mon corps m'a envoyé les signaux d'alarme encore plus vite.
À tel point que mon corps ne voulait plus rien savoir de superflu : que ce soit de la colle ou des extensions de cils, je ne tolérais plus rien. Toute mon énergie était consacrée à combattre les implants.
Rapidement, les symptômes se sont multipliés : douleurs articulaires, infections à répétition, et surtout, mon corps vibrait de l'intérieur constamment. De l'extérieur, je paraissais bien, on ne voyait rien, mais on s'habitue à vivre avec la douleur. J'ai eu beau multiplier les aliments anti-inflammatoires, prendre de bons suppléments et couper tout ce qui était inflammatoire pour le corps (du moins en grande partie), rien n'y faisait vraiment, parce que la source du problème était là.
Non, ce n'était pas dans ma tête, et ce n'était pas non plus la périménopause, quoi qu'on ait pu me dire ! Le soir, parfois, je me couchais et je voyais tout noir, j'avais l'impression de sombrer, je ne savais plus ce qui m'arrivait, et j'avais l'impression que j'étais en train de mourir. C'est en tombant sur les récits d'autres femmes que j'ai enfin compris.
Mais je n'ai jamais baissé les bras. Je n'ai jamais arrêté de bouger, même si j'ai dû tout modifier : l'entraînement avec des poids est devenu plus difficile, et au yoga, je ne pouvais plus faire certaines poses sans que ça tire, perdant la souplesse de mes débuts — ce qui me fendait le cœur. Pour m'en sortir, j'ai multiplié les démarches : ostéopathes, acupuncture, massages, j'ai tout pris en main.
Puis, j'ai compris, et j'ai fini par rencontrer un médecin qui me l'a confirmé : la maladie des implants mammaires (BII) était bien réelle. Après avoir regardé pour aller à l'étranger ou un peu partout, j'ai pris la décision de le faire ici, au Québec. Même si ça représente une grosse somme et un investissement financier important, ma santé n'a pas de prix. J'ai choisi de reprendre le contrôle en optant pour l'explantation. Aujourd'hui, même si ma colonne craque encore un peu, les grosses douleurs sont derrière moi et je guéris de l'intérieur.
Quand je regarde mes seins maintenant, avec ces cicatrices en forme d'ancre, je leur envoie tellement d'amour. Je me suis pardonnée, je me suis excusée auprès de mon corps, et j'accueille tout ça avec une immense tendresse. On veut toujours tout tout de suite — les implants, les raccourcis, les fausses joies. Mais la vie n'est pas une course. Dieu ou la vie nous met sur le chemin des épreuves qui nous apprennent et nous rapprochent de nous-mêmes, encore faut-il les saisir et choisir d'agir.
Le corps est notre véhicule, notre temple. Il faut le traiter bien, le garder propre, en prendre soin à l'intérieur, à l'extérieur, spirituellement et émotionnellement. Ça demande de tout embrasser : nos différences, nos asymétries, nos petits côtés uniques.
J'en viens les larmes aux yeux, parce que j'aime tellement la vie. J'aime la nature avec ses imperfections, j'aime les gens. Et tout ça commence par soi. C'est en prenant soin de soi en premier que ça se reflète ensuite vers la nature, vers les autres, vers notre environnement.
Alors prenons le temps. Acceptons-nous, aimons-nous pour de vrai, et honorons ce magnifique véhicule qu'on nous a confié. 🤍