Delphine Muller Neurofeedback

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Delphine Muller Neurofeedback La thérapie par neurofeedback ! Le neurofeedback peut traiter efficacement de nombreux troubles. Hypnose cognitive et entrainement cérébral par neurofeedback.

Stress post- traumatique, TDHA (trouble de l'attention avec déficit d'attention), burn out (prévention et récupération) , surmenage, attaque de panique, phobie, angoisse, troubles du sommeil et de la vigilance, douleurs chroniques, dépression. Accompagnement au changement d'orientation et/ou de milieu professionnel.

TDAH : la sécurité affective se construit quand tout débordeUn enfant vient de frapper son frère. Son parent intervient,...
09/10/2026

TDAH : la sécurité affective se construit quand tout déborde

Un enfant vient de frapper son frère. Son parent intervient, les sépare et pose une limite.

L’enfant peut retenir deux messages : « Je n’ai pas le droit de frapper » ou « Quand je me comporte mal, je risque de perdre l’amour de mon parent ».

La sécurité affective permet de maintenir la règle tout en préservant la certitude d’être aimé.

Concrètement : « Je ne te laisserai pas frapper. Je vois ta colère. Je reste là. Nous en reparlerons quand tu seras calmé. »

L’émotion est reconnue. Le comportement est arrêté. Le lien reste disponible.

L’enfant apprend : « Même lorsque je déborde ou que mon parent se fâche, notre relation tient toujours. »

Pourquoi est-ce important ?

Parce qu’un enfant apprend à réguler ses émotions avec l’aide d’un adulte. Sa voix, ses mots et sa présence lui servent de points d’appui. C’est la corégulation.

À force de traverser ces moments avec un adulte qui maintient le cadre et l’aide à s’apaiser, il apprend à demander de l’aide, à retrouver son calme et à chercher une autre réponse.

Avec un TDAH, l’impulsivité et les difficultés à freiner une réaction peuvent multiplier les débordements. Les parents interviennent et corrigent plus souvent.

Le risque est que l’enfant confonde ce qu’il fait avec ce qu’il est : « Mon comportement pose problème » devient « Je suis le problème ».

Le message reste : « Ce comportement doit changer. Ta place dans notre relation reste intacte. »

Et si le parent perd patience ?

La sécurité affective se construit aussi lorsqu’il revient après le conflit : « J’ai crié trop fort. Je suis désolé. La règle reste la même, mais je veux t’en parler autrement. »

Cette réparation apprend à l’enfant qu’on peut reconnaître une erreur tout en maintenant une limite.

Il découvre qu’un conflit peut se traverser sans perdre le lien. C’est ainsi que grandit sa sécurité intérieure.

TDAH : la sécurité affective, tout le monde en parle. Mais de quoi parle-t-on vraiment ?Cette expression revient partout...
08/10/2026

TDAH : la sécurité affective, tout le monde en parle. Mais de quoi parle-t-on vraiment ?

Cette expression revient partout : chez les psychologues, dans les livres de parentalité, à l’école et entre parents.

Elle semble aller de soi.

Assurer la sécurité affective d’un enfant, ce serait l’aimer, le protéger et ne pas le maltraiter. Sujet réglé ?

Pas tout à fait.

La sécurité affective se joue dans des moments moins évidents. Que comprend l’enfant lorsque son parent se fâche ? Lorsqu’il déçoit, s’oppose ou traverse une crise ? Peut-on poser une limite ferme sans menacer le lien ? Après un conflit, comment répare-t-on la relation ?

C’est pour répondre à ces questions que je commence cette série.

Dans ma pratique, la sécurité affective constitue une pierre angulaire du développement. Elle influence la manière dont l’enfant apprend à réguler ses émotions, à faire confiance, à explorer, à supporter la frustration et à se percevoir lui-même.

Elle participe à la construction de sa personnalité et de ses relations.

Avec un TDAH, ce socle mérite attention. L’enfant oublie, interrompt, réagit vite, perd ses affaires ou déborde émotionnellement. Il reçoit davantage de rappels, de corrections et de reproches. Le lien peut être plus souvent mis à l’épreuve.

Il faut donc apprendre à corriger un comportement sans laisser l’enfant conclure :

« Je suis pénible. Je déçois. Je suis le problème. »

Au fil de cette série, nous partirons du concept pour arriver à la pratique. Nous verrons ce qu’est réellement la sécurité affective, ce qu’elle construit dans la personnalité, comment elle peut être fragilisée et comment la soutenir au quotidien.

Nous parlerons des limites, des frustrations, des crises et de la réparation après les conflits.

La sécurité affective ne fabrique pas une enfance sans difficulté. Elle permet à l’enfant de les traverser sans perdre la certitude que le lien tient toujours.

TDAH : pourquoi votre cerveau se réveille-t-il quand le monde s’endort ?Toute la journée, vous avez traîné votre fatigue...
07/10/2026

TDAH : pourquoi votre cerveau se réveille-t-il quand le monde s’endort ?

Toute la journée, vous avez traîné votre fatigue. Puis 22 h 30 arrive. Votre esprit s’éclaire. Les idées reviennent. L’énergie aussi.

Évidemment, c’est l’heure de dormir.

Chez certaines personnes avec un TDAH, l’horloge biologique est décalée : l’endormissement et la sécrétion de mélatonine, qui signale la nuit biologique, surviennent plus t**d. À l’heure où la maison ralentit, le cerveau peut encore favoriser l’éveil.

Une étude de l’Université de Genève apporte un éclairage intéressant. Chez la mouche drosophile, les neurones de l’horloge contrôlent des neurones producteurs de dopamine. Cette dopamine stimule ensuite une région impliquée dans l’éveil, l’apprentissage et la mémoire.

Dans ce modèle animal, la dopamine sert donc de relais entre l’horloge interne et les circuits de l’éveil. Elle intervient bien au-delà de la récompense et de la motivation.

Cette découverte ouvre une piste pour comprendre comment le cerveau adapte son éveil au moment de la journée. Le lien avec le décalage circadien du TDAH chez l’humain reste à démontrer.

Pour une personne au rythme ret**dé, se coucher tôt peut ressembler à fermer boutique alors que, dans son cerveau, les néons viennent de s’allumer.

Et la facture arrive le matin : réveil pénible, attention fragilisée, émotions plus difficiles à réguler. Le manque de sommeil peut accentuer les difficultés du TDAH.

Comment avancer ? En donnant à l’horloge des repères réguliers : lumière naturelle le matin, heure de lever stable et lumière plus douce le soir. Le cerveau se règle sur des signaux répétés, davantage que sur une injonction à dormir.

Si le décalage persiste, une évaluation du sommeil permet de préciser les causes et l’accompagnement adapté.

Parfois, mieux accompagner le TDAH commence par remettre le cerveau et la vie quotidienne dans le même fuseau horaire.

TDAH : il avait révisé. Il savait sa leçon. Pourtant, il a raté son contrôle.Hier soir, votre enfant répondait correctem...
06/10/2026

TDAH : il avait révisé. Il savait sa leçon. Pourtant, il a raté son contrôle.

Hier soir, votre enfant répondait correctement aux questions. La leçon semblait acquise.

Le lendemain, il rentre avec une mauvaise note.

« Pourtant, il savait tout à la maison. »

Pour comprendre ce paradoxe, distinguons deux opérations : apprendre une information et parvenir à la récupérer.

À la maison, l’environnement familier fournit des indices : cahier parfois visible, questions posées dans le même ordre, reformulations ou encouragements du parent.

Ces éléments facilitent l’accès à la réponse. L’enfant peut la reconnaître lorsqu’elle apparaît sous ses yeux. Or reconnaître une information et la rappeler seul sollicitent différemment la mémoire.

À l’école, les indices disparaissent.

L’enfant doit comprendre la consigne, retrouver l’information, résister aux distractions, organiser sa réponse et surveiller le temps. Tout cela mobilise la mémoire de travail et ses fonctions exécutives.

Le stress mobilise également cet espace mental : « Je vais échouer », « Je ne sais plus rien… » Chez certains enfants TDAH, ces ressources fluctuent davantage et la connaissance peut devenir momentanément inaccessible.

Le conseil : entraînez exactement ce qui sera demandé au contrôle, c’est-à-dire retrouver l’information sans support.

La relecture reste utile. Mais tant que la réponse demeure sous les yeux, l’enfant peut surtout ressentir une impression de familiarité : « Oui, je connais. »

Une fois la leçon étudiée, fermez le cahier. Attendez quelques minutes, puis donnez une feuille blanche. Posez les questions dans un ordre différent, sans reformuler ni fournir d’indice.

L’enfant entraîne ainsi son cerveau à rechercher, sélectionner et restituer l’information.

Recommencez plus t**d ailleurs ou le lendemain. En variant le moment, le lieu et les questions, le cerveau construit plusieurs chemins vers la même connaissance.

TDAH : votre cerveau a-t-il vraiment besoin de « shoots de dopamine » ?La dopamine est devenue la célébrité du cerveau. ...
05/10/2026

TDAH : votre cerveau a-t-il vraiment besoin de « shoots de dopamine » ?

La dopamine est devenue la célébrité du cerveau. On la « booste », on la « détoxifie » et le TDAH serait une quête permanente du prochain « shoot ».

C’est séduisant. Et beaucoup trop simple.

Imaginez deux récompenses.

La première arrive maintenant : une notification, un café, votre téléphone.

La seconde arrivera vendredi, avec le dossier terminé.

Sur le papier, la deuxième a davantage de valeur. Pourtant, au moment d’agir, la première attire davantage.

Ce décalage implique les circuits dopaminergiques de la récompense. La dopamine participe à l’anticipation, à la motivation et à l’apprentissage. Elle aide le cerveau à valoriser un résultat futur et à mobiliser l’effort.

Dans le TDAH, la capacité d’une récompense à déclencher l’action diminue souvent lorsqu’elle devient trop lointaine. Cette sensibilité varie fortement d’une personne à l’autre.

Les chercheurs parlent d’actualisation temporelle : plus une récompense est éloignée, plus sa valeur subjective diminue.

Faut-il alors organiser sa journée comme une machine à sous ?

Une récompense proche peut servir d’échafaudage : vingt minutes sur le dossier, une étape terminée, puis cinq minutes de pause agréable. Le cerveau associe l’effort à un résultat visible.

Ensuite, on allonge progressivement l’intervalle : vingt-cinq minutes, puis trente. La récompense accompagne bientôt l’achèvement d’une partie entière plutôt que chaque démarrage.

L’attente peut faire émerger l’ennui, l’agitation ou la frustration. Une progression graduelle entraîne cette capacité sans transformer la journée en stage commando.

L’objectif : soutenir la motivation immédiate tout en apprenant au cerveau à rester engagé pour un bénéfice futur.

« Plus t**d » devient alors une perspective que le cerveau parvient à maintenir active.

Référence : Marx et al., Journal of Attention Disorders, 2021.

TDAH adulte : pourquoi un rendez-vous à 16 heures peut-il neutraliser toute votre journée ?Vous avez un rendez-vous à 16...
01/10/2026

TDAH adulte : pourquoi un rendez-vous à 16 heures peut-il neutraliser toute votre journée ?

Vous avez un rendez-vous à 16 heures. Il ne dure qu’une heure. Votre matinée est libre, votre début d’après-midi aussi. Pourtant, vous ne commencez rien de conséquent.

Vous regardez l’heure. Vous calculez le temps disponible. Vous pensez à travailler, faire du sport ou avancer sur un dossier… puis vous renoncez : « Je dois partir tout à l’heure. »

Le rendez-vous n’occupe qu’une case dans votre agenda. Mais dans votre cerveau, il a commencé dès le réveil.

Une explication possible concerne la mémoire prospective : la capacité à se rappeler qu’une action devra être réalisée plus t**d. Le cerveau doit maintenir le rendez-vous en mémoire, anticiper la préparation et le trajet, surveiller le temps, puis interrompre l’activité en cours au bon moment.

Chez certains adultes TDAH, la planification temporelle et les transitions étant moins prévisibles, le cerveau garde l’événement actif en arrière-plan pour éviter l’oubli ou le ret**d. Il monte la garde. Toute la journée.

La stratégie la plus simple consiste à créer une heure de bascule.

Rendez-vous à 16 heures. Trente minutes de trajet, vingt minutes pour vous préparer et dix minutes de marge : votre heure de bascule est 15 heures.

Programmez une alarme intitulée : « Le rendez-vous commence maintenant. »

Avant 15 heures, vous n’avez plus à le surveiller. Vous pouvez vous engager dans une tâche clairement délimitée. À 15 heures, l’alarme sonne : vous arrêtez, vous vous préparez et vous partez.

Un rendez-vous à 16 heures ne devrait pas commencer dans votre cerveau au réveil.

Avant l’heure de bascule, votre journée vous appartient encore.

TDAH : quand chaque message de l’école ressemble à un reproche« Il se lève. Il n’écoute pas. Il dérange. Il ne termine p...
30/09/2026

TDAH : quand chaque message de l’école ressemble à un reproche

« Il se lève. Il n’écoute pas. Il dérange. Il ne termine pas son travail. »

Quand ces remarques reviennent depuis des années, les parents finissent par les recevoir comme une preuve qu’ils ne font jamais assez.

Ils ont pourtant expliqué, répété, cadré, récompensé, sanctionné. Mais au rendez-vous, ils arrivent tendus. Ils se défendent, l’enseignante se sent remise en question et le dialogue tourne en rond.

Alors, commencez par un e-mail.

Écrire permet de choisir ses mots, de reconnaître les difficultés de la classe et de proposer une méthode sans chercher qui a tort.

Vous pouvez écrire :

« Nous entendons que la situation est difficile. De notre côté, nous nous sentons démunis par la répétition des remarques. Pour avancer, pourrions-nous choisir une seule difficulté, tester une solution pendant deux semaines, puis regarder si elle fonctionne ? »

Prenons un exemple.

L’enseignante constate que l’enfant commence rarement son travail. Elle lui donne un objectif court : « Tu fais ces trois questions, puis tu viens me montrer. »

L’enfant dispose d’une carte avec trois cases. Après chaque question terminée, il coche une case. Lorsque les trois sont cochées, l’enseignante vérifie et inscrit un ✓ dans l’agenda.

À la maison, ce ✓ donne accès à un petit privilège défini à l’avance : choisir la musique du repas, le dessert ou une activité appréciée.

Après deux semaines, les parents comptent les ✓. L’enseignante n’a aucun tableau supplémentaire à remplir.

La stratégie est simple : un objectif court, une progression visible et une conséquence positive proche de l’effort. Dans le TDAH, un retour immédiat mobilise souvent mieux qu’une récompense lointaine.

Si les ✓ augmentent, la stratégie aide. Sinon, on la modifie.

Une difficulté précise. Une solution réaliste. Une mesure. Une date de bilan.

On ne cherche plus qui fait mal.

On cherche ce qui aide.

TDAH : la Ritaline est un outil, pas un mode d’emploi.Un article de l’Hôpital du Valais rappelle que le méthylphénidate ...
28/09/2026

TDAH : la Ritaline est un outil, pas un mode d’emploi.

Un article de l’Hôpital du Valais rappelle que le méthylphénidate peut aider un enfant à mieux concentrer son attention, réduire son impulsivité et devenir plus disponible pour les autres formes de soutien.

Mais disponible ne signifie pas autonome.

La Ritaline est un psychostimulant. Elle augmente temporairement la disponibilité de la dopamine et de la noradrénaline et agit sur certains symptômes du TDAH.

Elle ne modifie pas le fait que le cerveau de l’enfant fonctionne différemment. Elle ne lui apprend pas à commencer une tâche, organiser son temps, gérer une frustration ou retrouver son calme après une surcharge.

C’est pourquoi la psychoéducation est fondamentale.

L’enfant doit comprendre son fonctionnement. Parents et enseignants doivent aussi distinguer surcharge, difficulté de régulation, opposition et manque de motivation. Cette compréhension aide à adapter consignes, routines et attentes.

Le neurofeedback peut également prendre place dans cette approche globale.

Son objectif diffère de celui du médicament. Le méthylphénidate modifie temporairement le contexte neurochimique. Le neurofeedback utilise l’activité EEG en temps réel pour entraîner le cerveau à reconnaître, reproduire et consolider certains modes de régulation.

Selon le profil de l’enfant, médicament et neurofeedback peuvent être utilisés séparément ou associés. Dans les deux cas, la psychoéducation transforme les progrès en compétences utilisables au quotidien.

À cela s’ajoutent les aménagements scolaires, les stratégies exécutives, le sommeil, l’activité physique, les émotions et la dynamique familiale.

La question n’est donc pas seulement : « Faut-il donner de la Ritaline ? »

Elle devient : « De quoi cet enfant a-t-il besoin pour comprendre son cerveau, apprendre à le réguler et développer son autonomie ? »

Article :
https://blog.hopitalvs.ch/ritaline/

Neurosciences

Genève : une nouvelle clinique veut changer notre manière de vieillir.J’ai été particulièrement heureuse d’être sollicit...
25/09/2026

Genève : une nouvelle clinique veut changer notre manière de vieillir.

J’ai été particulièrement heureuse d’être sollicitée pour collaborer avec Nfinity Swiss, la nouvelle clinique de longévité qui vient d’ouvrir ses portes à Genève.

Ce projet réunit, au sein d’une même prise en charge, la médecine, la santé physique, la santé mentale, la santé cognitive et les neurosciences cliniques.

Une approche globale dans laquelle le cerveau occupe enfin toute sa place.

Tout au long de la vie, notre cerveau conserve une capacité remarquable : la plasticité neuronale. Ses réseaux peuvent évoluer, se réorganiser et développer de nouvelles stratégies en fonction de nos expériences, de nos apprentissages et des entraînements proposés.

Cette capacité à changer ouvre un champ considérable dans la médecine de la longévité : préserver la mémoire, l’attention, les fonctions exécutives, le sommeil et la régulation émotionnelle.

J’aurai le plaisir d’apporter à cette démarche mon expertise en évaluation de l’activité cérébrale, en santé cognitive et en neurofeedback EEG.

Dans mon domaine, cette intégration des neurosciences cliniques à une prise en charge globale de la longévité représente une démarche particulièrement novatrice à Genève.

À Genève, la longévité s’écrit désormais aussi avec les neurosciences.

🎥 Découvrez le reportage de Léman Bleu via le lien en Story ou ici :

https://www.lemanbleu.ch/fr/Actualites/Geneve/Une-clinique-de-longevite-ouvre-a-Geneve.html

NeurofeedbackEEG PlasticitéCérébrale Genève

TDAH : comment avons-nous appris à entraîner le cerveau ?Pour comprendre le neurofeedback, il faut remonter bien avant l...
25/09/2026

TDAH : comment avons-nous appris à entraîner le cerveau ?

Pour comprendre le neurofeedback, il faut remonter bien avant les écrans et les capteurs modernes.

En 1875, Richard Caton observe chez l’animal que le cerveau produit une activité électrique mesurable. L’idée est vertigineuse : le cerveau vivant émet des signaux que l’on peut enregistrer.

En 1924, le psychiatre allemand Hans Berger réalise le premier électroencéphalogramme humain. Il remarque qu’un rythme apparaît lorsque la personne ferme les yeux : le rythme alpha. Les aires visuelles, situées dans la région occipitale, à l’arrière du cerveau, sont alors moins sollicitées. Dès que les yeux s’ouvrent et que l’attention revient vers l’environnement, ce rythme diminue.

Mais observer un rythme cérébral ne signifie pas encore savoir l’entraîner.

Dans les années 1960, le psychologue Joe Kamiya pose la question décisive : un humain peut-il reconnaître le moment où son cerveau produit davantage d’alpha, puis apprendre à l’augmenter volontairement ?

Il transmet un signal sonore lorsque l’alpha apparaît. Certains participants apprennent à reconnaître cet état interne et à le reproduire. Le principe du neurofeedback est né : rendre perceptible une activité cérébrale invisible afin que le cerveau apprenne à la moduler.

À la même époque, Barry Sterman entraîne des chats à augmenter le rythme sensorimoteur, le SMR. Il observe ensuite une meilleure résistance aux crises convulsives. Joel Lubar prolongera ces travaux auprès d’enfants présentant une hyperactivité et des difficultés attentionnelles.

Le neurofeedback appliqué au TDAH n’est donc pas apparu avec un logiciel. Il est l’aboutissement d’un siècle de recherche : mesurer l’activité cérébrale, comprendre ses rythmes, les rendre visibles, puis permettre au cerveau d’apprendre à les réguler.

Le cerveau reçoit enfin un retour sur son propre fonctionnement. Et comme dans tout apprentissage, il progresse par répétition.

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