05/10/2026
حكاية اليوم
اليوم حبيت نحكيلكم هاذ الحكاية بالفرنسية، باش نشرحلكم الموضوع مليح ونخلي المصطلحات العلمية مفهومة للجميع.
Aujourd’hui, une patiente est venue me voir et, pendant la consultation, elle me dit :
« Madame Rebib, j’ai le SOPK… On m’a dit que j’avais des kystes sur les ovaires. »
Je lui ai répondu :
— « Attendez… êtes-vous sûre de savoir ce que signifie réellement SOPK ? »
Elle me regarde, un peu surprise :
— « Syndrome des ovaires polykystiques… donc j’ai des kystes, non ? »
Et c’est justement là que l’histoire devient intéressante…
Le SOPK a été décrit pour la première fois en 1935.
Pendant toutes ces années, on a utilisé le terme « ovaires polykystiques », ce qui pouvait laisser penser que les ovaires étaient remplis de kystes.
Mais ce que l’on observe souvent à l’échographie, ce ne sont pas des kystes au sens classique du terme.
Ce sont principalement de nombreux petits follicules : de petites structures normales de l’ovaire qui contiennent des ovocytes, c’est-à-dire les cellules qui pourront devenir des ovules.
Et aujourd’hui, en 2026, le nom est en train de changer.
On parle désormais de PMOS : syndrome métabolique ovarien polyendocrinien.
Pourquoi ce changement ?
Parce qu’on comprend de mieux en mieux que le problème ne concerne pas uniquement les ovaires.
Il peut également être lié aux hormones, à l’ovulation, au métabolisme, à la glycémie et à l’insuline, au poids chez certaines femmes, au sommeil et à d’autres aspects de la santé.
Alors forcément, une question m’est venue à l’esprit :
Comment avons-nous pu garder pendant près de 90 ans un nom qui donne l’impression que le problème principal est simplement constitué de « kystes » dans les ovaires ?
Attention : je ne dis pas que c’était une arnaque organisée, ni que les médecins cherchaient volontairement à maintenir les femmes malades.
Mais je pense qu’il est important de remettre certaines idées en question et de continuer à faire évoluer notre compréhension des maladies.
Et c’est justement ce que j’explique souvent à mes patientes :
On ne soigne pas uniquement une image sur une échographie.
On cherche à comprendre la femme dans sa globalité : son cycle, sa digestion, son sommeil, son alimentation, son stress, son énergie, son métabolisme…
Parce que le corps fonctionne comme un ensemble.
Et parfois, pour comprendre un problème, il faut arrêter de regarder uniquement l’endroit où le problème se manifeste et chercher ce qui se passe derrière.
Et vous, saviez-vous que le nom du SOPK évolue et qu’on parle désormais de PMOS ?