09/10/2026
Évolution numérique et conservation du savoir-faire : s’émanciper ce n'est pas trahir
-Quel est l'intérêt orthopédique de partir d’un bloc de hêtre pour sculpter une forme lorsqu’un moulage nous donne directement les volumes du pied ?
-Quel est intérêt de réaliser un moulage pour une déformation mineure lorsqu’une paire de formes peut-être mise aux mesures du nouveau patient ?
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La podo-orthèse comme beaucoup d'autres métiers a évolué grâce à des remises en question. Une technique et une méthode , aussi belles soient-elles, n’ont de valeur que si elles restent pertinentes pour le patient.
Un livre pourrait exister "Orgueils et préjugés en podo-orthèse" à défaut d'être pertinent pour les patients il le serait pour les collaborateurs, je donnerais que deux exemples utiles ici:
-Il y a quelques années, le montage soudé était vécu comme une trahison du montage cousu. Une perte de qualité!… Mais les patients, eux, veulent de la légèreté !
-Il est bien connu aussi que sous-traiter à l’étranger, c’est trahir nos ateliers français et rechercher une main-d’œuvre moins chère... Le raccourci est facile!
Dans mon cas, après trois réfections de tiges à cause d’un plateau asymétrique, un atelier Français me répondit :
« Un plateau, ça ne se demande pas pour un premier modèle. Cela fait trente ans que je fais ce métier ! »
Moi: « Ah bon ? Première nouvelle ! »
Rester puriste dans sa zone de confort et pointer du doigt, c’est rassurant mais parfois plus risqué que de prendre un vrai risque. Et la podo-orthèse aujourd'hui paie le prix des choix de ses dernières années car, de ses faiblesses et ses fractures internes certains ont su brillamment tirer leur épingle du jeu.
La concurrence et les esprits pragmatiques nous permettent de gagner en qualité, d’élever notre niveau et d’améliorer notre confort de travail.
-Quel est l'intérêt de s'intoxiquer à la résine PU pour un hallux valgus lorsque nous pouvons scanner le pied, modéliser la forme en 3D, l’imprimer, la retoucher ...