15/10/2026
Une personne avec une canne blanche ne voit rien du tout. Vraiment ?
Pas forcément. Beaucoup de personnes qui l'utilisent sont malvoyantes, pas aveugles. Elles perçoivent des formes, des contrastes, parfois une partie du champ visuel. La canne les aide à repérer les obstacles et signale aux autres une difficulté qu'on ne voit pas toujours.
Comment aider, sans en faire trop ?
D'abord, observer. Si la personne avance avec assurance, elle n'a besoin de rien. Sa canne lui donne une autonomie gagnée pas à pas, et c'est aussi la respecter que de la laisser faire.
Proposer son aide quand on voit une vraie difficulté : une personne qui hésite ou semble bloquée, un feu qui passe au vert sans qu'elle le sache, un obstacle droit devant elle qu'elle n'a pas repéré.
Parler avant d'agir. Se présenter, puis demander simplement : « Bonjour, voulez-vous un coup de main ? » Et accepter un « non, merci ».
Ne jamais attraper son bras ni la pousser. Si elle accepte, proposer son bras ou son épaule : c'est elle qui le prend.
Être précis. « Il y a un poteau sur votre droite » aide bien plus que « Attention ! » ou « C'est là-bas ».
Ne jamais toucher ni déplacer sa canne.
Laisser les trottoirs dégagés : trottinettes, vélos, poubelles, voitures garées à cheval… Et ramasser les crottes de chien. Ça vaut pour tout le monde, mais quand on ne les voit pas, c'est encore plus vrai !
Derrière chaque canne blanche, il y a une personne autonome qui a appris à se déplacer autrement. Un regard bienveillant et un geste juste, au bon moment, font toute la différence.
En cette Journée internationale de la canne blanche, Ophtacenter s'associe à toutes les personnes aveugles et malvoyantes du Gard et d'ailleurs.