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Positive Dietetic "La restriction surveille. La régulation écoute." Diététicienne-nutritionniste spécialisée TCA & alimentation en pleine conscience.

Cabinet Nice / Saint-Laurent-du-Var · Visio France

Ces remarques arrivent presque toujours au même moment : celui où ça commence à aller mieux.C’est logique. Tant que tu a...
20/10/2026

Ces remarques arrivent presque toujours au même moment : celui où ça commence à aller mieux.

C’est logique. Tant que tu appliquais les mêmes règles que tout le monde, il n’y avait rien à commenter. En arrêtant, tu rends visible quelque chose que la personne en face s’impose encore, souvent depuis très longtemps.

Et ce qui rend ces phrases si difficiles, c’est leur timing. Elles tombent pile au moment où tu n’es sûre de rien, où tu te**es, où une partie de toi se demande aussi si tu ne fais pas n’importe quoi.

Alors, concrètement : n’essaie pas de convaincre. On ne défait pas la peur de quelqu’un d’autre en lui expliquant la théorie, encore moins à table un dimanche midi.

Choisis plutôt à qui tu en parles. Dans cette période, tu as besoin de gens qui ne commentent pas ton assiette. Les autres peuvent attendre.

Tu n’as rien à prouver, et tu n’as besoin de l’accord de personne pour continuer.

Si tu traverses ça seule et que c’est lourd, c’est exactement ce qu’on travaille ensemble. Le lien pour prendre rendez-vous est dans ma bio.

15/10/2026

À force de vouloir trop bien faire, on finit par ne plus rien faire.

Manger plus varié, cuisiner davantage, prendre du temps pour soi, changer ses habitudes…

Sur le papier, tout paraît possible.

Et puis il y a la vraie vie. La fatigue, le travail, les imprévus, les journées où l’on n’a ni le temps ni l’énergie.

Alors on abandonne. Non pas parce qu’on s’y prend mal, mais parce que le plan ne tenait pas compte de la vie qu’on a.

Et si, au lieu de chercher à faire toujours mieux, on cherchait ce qui est réellement possible pour nous ?

Acheter des légumes surgelés plutôt que des légumes frais qu’on n’aura pas le temps de cuisiner, ce n’est pas un échec. C’est s’adapter.

Prendre soin de son alimentation, ce n’est pas viser la perfection. C’est apprendre à faire avec sa vraie vie.

Et toi, est-ce qu’il t’arrive de vouloir tellement bien faire que tu finis par ne plus rien faire ?

Ce qui surprend le plus mes patientes, ce n’est pas que les compulsions diminuent. C’est la vitesse à laquelle ça arrive...
13/10/2026

Ce qui surprend le plus mes patientes, ce n’est pas que les compulsions diminuent. C’est la vitesse à laquelle ça arrive.

Parce qu’il n’y a rien à rééduquer. Un corps nourri à sa faim, en quantité suffisante, et autorisé à répondre à ses envies, n’a plus de raison de se jeter sur quoi que ce soit. L’apaisement n’est pas une récompense qui se mérite au bout de six mois d’efforts. C’est une conséquence.

Le vrai obstacle est ailleurs : lâcher les règles au moment précis où elles te semblent être ton dernier rempart.

Et c’est ça qui prend du temps. Les compulsions, elles, s’arrêtent souvent vite. La mentalité des régimes met des mois à se défaire — c’est normal, elle a parfois trente ans.

Une précision : si tes crises arrivent sans que tu les voies venir, que tu les traverses comme en pilote automatique et que tu n’en gardes ensuite qu’un souvenir flou, ce n’est pas de ça que je parle ici. Ce n’est pas le même travail, et il existe aussi.

Il n’est question ni de poids, ni de résultat visible. Ce qui change, c’est la place que l’alimentation prend dans ta tête.

Pour en parler, le lien de prise de rendez-vous est dans ma bio.

L’addiction au sucre n’existe pas.Ce n’est pas une provocation. Ce n’est un diagnostic dans aucune classification, ni da...
06/10/2026

L’addiction au sucre n’existe pas.

Ce n’est pas une provocation. Ce n’est un diagnostic dans aucune classification, ni dans le DSM-5, ni rien.

Et les études animales qu’on cite partout pour le prouver disent l’inverse de ce qu’on leur fait dire. Les comportements qui ressemblent à une addiction n’apparaissent que si on prive l’animal, puis qu’on lui redonne accès. Jamais quand il a accès au sucre en permanence.

Autrement dit : ce qu’on appelle addiction, c’est très souvent ce que la privation a fabriqué.

Je ne dis pas que tu n’as rien. Je dis que le mot est faux, et qu’un mot faux mène à une prescription fausse : arrête, supprime, tiens trois semaines.

Derrière un même « je suis addict au sucre », je retrouve quatre choses différentes en consultation. Elles sont dans le carrousel.

Aucune des quatre ne se soigne en supprimant.

Et toi, on t’a déjà dit d’arrêter le sucre ?

En 2001, la France s’est donné un objectif public : réduire l’obésité de 20 %.Vingt ans plus t**d, elle a augmenté de mo...
02/10/2026

En 2001, la France s’est donné un objectif public : réduire l’obésité de 20 %.

Vingt ans plus t**d, elle a augmenté de moitié.

Et à chaque fois que ça n’a pas marché, personne n’a conclu que la méthode était en cause. On t’en a proposé une autre.

Les régimes. Puis l’anneau. Puis la sleeve. Aujourd’hui les traitements.

Parfois les quatre. Sur la même personne.

Tu as fait ce qu’on t’a dit de faire, parfois depuis l’enfance. Et tu as fini par croire que le problème, c’était toi.

Ce que tu appelles « je n’ai pas tenu », je l’appelle autrement : une réponse normale à une contrainte qui ne tient pas dans une vie.

Tu n’as pas manqué de volonté. On ne t’a jamais proposé un autre objectif que celui-là.

Et toi, combien de méthodes il y a dans ton « j’ai tout essayé » ?

Notez tout ce que vous mangez. Pesez-vous chaque semaine. Supprimez le sucre, le pain, le gras. Revenez dans trois mois....
25/09/2026

Notez tout ce que vous mangez. Pesez-vous chaque semaine. Supprimez le sucre, le pain, le gras. Revenez dans trois mois.

Ces phrases sont dites avec de bonnes intentions. Elles sont aussi, mot pour mot, la description de comportements que l’on traite ailleurs comme des symptômes.

Surveillance permanente des apports. Pesées répétées. Suppression de catégories entières d’aliments. Objectif de poids à atteindre. Dans un service spécialisé en troubles alimentaires, ce ne sont pas des conseils : ce sont des critères.

Le même comportement est une recommandation d’un côté, et un symptôme de l’autre.

Et ce n’est pas une question d’interprétation. Contrôler mentalement ce qu’on mange finit par désorganiser la façon dont on mange , Donc la suite est prévisible. Les compulsions arrivent, et on dit que tu n’as pas tenu. Le poids remonte, et on dit que tu n’as pas fait assez d’efforts.

Ce n’est pas la patiente qui a mal compris le conseil. C’est le conseil qui ne tient pas compte de ce qu’il déclenche.

Si tu as déjà entendu l’une de ces phrases dans un cabinet, enregistre ce carrousel. Et envoie-le à quelqu’un qui n’ose plus y retourner.

Savéria Garcia, diététicienne de la vraie vie
Diététicienne-nutritionniste spécialisée en comportement alimentaire et TCA
Cabinet Saint-Laurent-du-Var et visio — lien en bio

« Sain » n’est pas un mot nutritionnel. C’est un mot moral.Depuis vingt ans, on t’a répété : 5 fruits et légumes par jou...
22/09/2026

« Sain » n’est pas un mot nutritionnel. C’est un mot moral.

Depuis vingt ans, on t’a répété : 5 fruits et légumes par jour, Manger Bouger, évite de manger trop gras, trop sucré, trop salé.

L’un des objectifs affichés de ces messages était de faire reculer l’obésité. Vingt ans plus t**d, les auteurs de l’enquête nationale Obépi constatent qu’elle n’a cessé d’augmenter. Et pendant ce temps, chez les enfants, la maigreur est passée de 8 % à 13 %, surtout chez les filles de 11 à 14 ans.

Personne ne peut affirmer que ces messages ont causé ça. Mais ils nous ont appris quelque chose : classer. Un aliment « sain » en fabrique forcément un autre qui ne l’est pas. Et à partir de là, chaque écart devient une faute.

C’est sur ce terrain que pousse l’orthorexie, l’obsession du manger sain. Elle n’est dans aucun manuel diagnostique, elle ne se voit pas, et souvent on la félicite. Je la rencontre de plus en plus en consultation.

Elle a pourtant un coût. L’anxiété à chaque repas, les invitations qu’on refuse. Et dans une étude de suivi, plus les symptômes étaient marqués, plus on retrouvait ensuite de crises d’hyperphagie et de symptômes dépressifs.

La sortie n’est pas de mieux contrôler. C’est de désapprendre la peur.

Si tu as déjà eu peur d’un aliment parce qu’on t’avait dit qu’il n’était « pas sain », enregistre ce carrousel. Et envoie-le à celle pour qui chaque repas est devenu un examen.

Sources : Bratman, 1997 · Obépi 2020, Ligue contre l’obésité · Esteban 2006-2015, Santé publique France · Messer, Liu & Linardon, Eating Behaviors, 2023

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Savéria Garcia, diététicienne de la vraie vie
Diététicienne-nutritionniste spécialisée en comportement alimentaire et TCA
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C’est une patiente qui m’a dit ça.« En roue libre. » On l’entend comme une accélération, quelque chose qui part. Mais en...
17/09/2026

C’est une patiente qui m’a dit ça.

« En roue libre. » On l’entend comme une accélération, quelque chose qui part. Mais en roue libre, le véhicule avance et personne ne pé**le.

Cette phrase ne désigne jamais tout à fait la même chose, et c’est tout le problème. Elle est presque toujours traduite en perte de contrôle, en craquage, en manque de volonté. Des lectures différentes, qui convergent toutes vers la faute.

Or ce qu’elle recouvre est multiple.

Parfois le seuil a été franchi. Herman et Mack montraient dès 1975 que les personnes qui surveillent leur alimentation mangent davantage après une consommation imposée, quand celles qui ne la surveillent pas mangent moins. Le contrôle rompu ne freine pas, il libère.

Parfois c’est le cadre qui saute. Et si manger normalement dépend d’une surveillance, ce n’est pas de la régulation, c’est de la conformité.

Parfois c’est un besoin que tu n’as pas décodé. Le corps réclame ce qui lui a manqué, ou tu cherches du réconfort, une pause, un moment sans penser. Ce n’est pas un comportement absurde, c’est une réponse.

Dans ces trois cas, tu es là. Tu sais ce que tu fais.

Et puis il y a autre chose. Ne pas se souvenir d’avoir décidé. Ne pas se souvenir d’avoir mangé. Se retrouver après, sans le pendant. Là, manger permet de déconnecter. Quand ce qui est ressenti devient trop, quelque chose met à distance. Ça marche, et c’est pour ça que ça revient. Ce n’est pas un défaut de volonté, c’est une stratégie de survie.

Et c’est là que ça compte vraiment : selon ce qui s’est joué, ce n’est pas la même prise en charge. D’un côté on desserre. De l’autre, retirer le cadre ne suffit pas.

Tu l’as déjà dite, cette phrase ?

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Savéria Garcia, diététicienne de la vraie vie
Diététicienne-nutritionniste spécialisée en comportement alimentaire et TCA
Cabinet Saint-Laurent-du-Var et visio — lien en bio

Personne ne dit ces phrases pour blesser. C’est bien le problème.Dis-moi en commentaire laquelle tu as déjà entendue.Un ...
13/09/2026

Personne ne dit ces phrases pour blesser. C’est bien le problème.

Dis-moi en commentaire laquelle tu as déjà entendue.

Un compliment sur un corps qui a maigri contient toujours une information sur le corps d’avant. « Ça te va tellement mieux » veut dire qu’avant, ça n’allait pas.

Et on ne sait jamais pourquoi un corps a changé. Un deuil, une maladie, une période où manger est devenu impossible. Celle qu’on félicite est parfois celle qui va le plus mal, et elle vient de comprendre qu’elle ne pourra le dire à personne.

C’est comme ça qu’on apprend à se taire.

Son corps n’était pas un problème. Il ne l’a jamais été.

La restriction surveille. La régulation écoute.

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Savéria Garcia, diététicienne-nutritionniste spécialisée en comportement alimentaire.

Posons les bases.Je reçois beaucoup de messages qui commencent par « mais concrètement, vous faites quoi ? ». Voilà la r...
11/09/2026

Posons les bases.

Je reçois beaucoup de messages qui commencent par « mais concrètement, vous faites quoi ? ». Voilà la réponse, en sept points.

Une prise en charge non pondéro-centrée ne veut pas dire que ta santé ne compte pas. Elle veut dire que le poids n’est pas le levier sur lequel on agit, ni la mesure de ce qui avance.

Ce qu’on travaille à la place : ton comportement alimentaire. Ce qui se passe avant, pendant et après le repas. Ce qui déclenche, ce qui apaise, ce qui reste coincé.

Avec une approche bio-psycho-sensorielle : le corps, l’histoire, les sensations. Les trois comptent, et ils se répondent.

Dans un cadre trauma-informé, et formé à la stigmatisation de l’obésité. Beaucoup d’entre vous arrivent avec des parcours médicaux vécus comme violents. Ici, personne ne te dira que tu manques de volonté.

Sur la restriction cognitive, avec aucun aliment interdit. Aucun. Ce n’est pas du laisser-aller : c’est ce qui désamorce le contrôle, et avec lui les compulsions qu’il entretient.

En réapprenant à écouter la faim et l’envie. Et en avançant avec autocompassion, pas avec de la discipline.

Si tu as déjà eu l’impression qu’on t’avait donné un chiffre à atteindre sans jamais te demander comment tu mangeais, tu sais pourquoi j’écris ça.

Envoie ce post à la personne qui cherche un suivi et qui ne sait pas encore que ça existe.

Savéria Garcia — Diététicienne-nutritionniste
Comportement alimentaire, TCA, surpoids et obésité
Praticienne GROS-TCA, certifiée MB-EAT
Cabinet Saint-Laurent-du-Var + visio France entière — RDV en bio

Adresse

251 Avenue General De Gaulle
Saint-Laurent-du-Var
06700

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