19/10/2026
Parole de mon maître chamane qui sera présent les 28/29 novembre au Centre L'Infini pour un Stage de chamanisme avec Ikh kharaa holon Batu - chamane de Mongolie 🇲🇳 🙏😊
Si vous venez à nos cours en ligne ou en présentiel uniquement pour nourrir votre ego et vos illusions pendant deux jours, mieux vaut ne pas venir du tout. Si vous nourrissez vos illusions et votre ego, ils ne feront que grandir !
Nous consacrons énormément de temps à préparer l’enseignement des sujets les plus difficiles du chamanisme traditionnel, en les expliquant en profondeur avec les mots les plus simples. Nous y mettons notre travail, nos efforts et notre cœur. Si vous appréciez ce dévouement et que vous venez avec votre corps et votre esprit préparés, vos pensées en ordre et le désir de dépasser vos illusions pour apprendre ce qui est juste, nous vous enseignerons tout ce que nous savons.
Pourtant, certaines personnes se font une idée de nos cours fondée sur leur propre imagination. Si vous venez avec de telles attentes, nous en sommes sincèrement désolés. Nous n’enseignerons jamais que battre simplement un tambour autour d’un grand feu constitue du chamanisme. Nous n’enseignerons pas non plus des voyages spirituels dénués de sens ni des pratiques de guérison sans fondement théorique et expérientiel.
Même lorsque nous pratiquons la méditation, nous expliquons chaque étape en détail afin que vous compreniez pourquoi vous la faites et quels résultats vous pouvez en attendre. Lorsque nous accomplissons un rituel du feu, nous expliquons les responsabilités de chacun, les tâches à accomplir et l’ordre des actions. Nous enseignons également comment choisir le feu et le combustible, ainsi que la manière de faire les offrandes. Chacun doit comprendre le sens de ce qu’il fait. C’est ainsi que nous cherchons à réduire les risques autant que possible.
Chaque parole prononcée par un chaman doit être claire et vraie ! Marmonner des mots que personne ne comprend, fermer les yeux et battre un tambour ne signifie pas que l’on accomplit un rituel chamanique ! À tout le moins, il faut comprendre le rituel que l’on accomplit et être conscient de ce avec quoi l’on communique. Nous conseillons de pratiquer les rituels avec de hautes exigences morales et en respectant un serment chamanique auquel on a engagé sa propre vie. C’est cela que nous essayons d’enseigner.
C’est pourquoi apprendre à se libérer de l’avidité, de la convoitise, de l’ego, du ressentiment et de la haine occupe une place importante dans nos cours. Si vous continuez à nourrir vos illusions, comment pouvez-vous comprendre vos propres actions ou les sensations que vous éprouvez ? Nous voulons vous apprendre à distinguer la transe des effets combinés des hormones et de la lymphe, et à comprendre les terribles risques liés à leur confusion. Nous ne voulons pas que vous vous perdiez dans quelque chose que vous ne comprenez pas et que vous vous mettiez en danger.
Tout le monde n’a pas besoin de devenir chaman ! Mais chacun peut vivre en sécurité sans s’exposer à de graves risques !
Tout le monde a le droit de vivre heureux ! Chacun a le droit, comme un chaman, de suivre les lois de cet univers, de se relier au monde naturel et de j***r de sa liberté !
Légende de la photo :
J’ai pris cette photographie en 2008. La montagne à l’arrière-plan est Tsagaan Deglii, dans l’Altaï, où la famille de mon père vit depuis des générations. Au premier plan se trouvent mon père et notre famille. J’étais derrière l’appareil photo, je ne figure donc pas sur l’image.
Nous avons chevauché jusqu’à une altitude d’environ 3 000 mètres. Chaque fois que nous franchissions une haute montagne, une autre apparaissait au-delà. Lorsque nous atteignions celle-ci, une montagne encore plus imposante nous attendait. En regardant en arrière, la montagne qui nous avait semblé si intimidante paraissait désormais petite, très loin en contrebas.
Une pensée m’a profondément marqué ce jour-là. Les problèmes de la vie ressemblent beaucoup à ces montagnes. Ce qui semble impossible à surmonter lorsque nous nous tenons devant peut paraître bien plus petit une fois que nous l’avons traversé. La difficulté était réelle. Mais la personne qui regardait en arrière n’était plus tout à fait la même que celle qui s’était tenue face à elle. En chemin, j’avais découvert une patience dont j’ignorais l’existence et des capacités que je croyais hors de ma portée.
Avoir un grand objectif ne fait pas disparaître les difficultés. Mais savoir pourquoi nous les affrontons change notre capacité à les supporter. Parfois, nous devons nous reposer ; parfois, modifier notre itinéraire ; et parfois, nous appuyer sur la main de quelqu’un d’autre tandis que nous grimpons. Rien de tout cela ne diminue la valeur de la montagne que nous espérons atteindre.
Pourtant, gravir une montagne nous confronte à bien plus qu’un terrain difficile. Nous rencontrons aussi notre propre peur, notre impatience et notre désir de faire demi-tour. Celui qui se croit fort découvre ses faiblesses. Celui qui se croit incapable découvre une force dont il ignorait l’existence. Ces deux expériences participent à la connaissance de soi. Lorsque nous pouvons reconnaître nos faiblesses, nous dépensons moins d’énergie à essayer de les cacher.
Parfois, nous craignons davantage ce qu’un problème pourrait révéler sur nous que le problème lui-même. Nous avons peur de découvrir nos limites, de devoir admettre que nous avons pris le mauvais chemin ou de voir s’effondrer l’image rassurante que nous avons construite de nous-mêmes. Alors nous continuons à repousser ce qui demande notre attention, ajoutant la peur que nous portons en nous aux difficultés qui se trouvent déjà devant nous.
Ce jour-là, j’ai compris que franchir une montagne ne signifie pas qu’il n’en reste plus aucune. Des sommets encore plus élevés se dressaient au-delà. La vie est semblable. Résoudre un problème ne nous offre pas une existence sans problèmes futurs. Mais je peux regarder en arrière le chemin que j’ai parcouru et me rappeler ce que j’ai déjà surmonté. Ce souvenir m’aide à faire le pas suivant.
Je ne sais pas tout ce qui m’attend. Je ne peux pas encore dire quel itinéraire me conduira au-delà de la prochaine montagne. Mais je continuerai d’avancer jusqu’au dernier jour de ma vie, avec la détermination de surmonter tout ce qui se dressera sur mon chemin.
Vivre avec l’attitude « Il y a un problème, et je le surmonterai » crée une vie intérieure très différente de celle que l’on mène en ayant peur de rencontrer le moindre problème. Moi aussi, il m’arrive d’avoir peur. J’essaie simplement de ne pas laisser cette peur choisir mon chemin à ma place. C’est ce que je voulais exprimer à travers cette photographie.
Tsagaan Deglii, le plus haut sommet des monts Turgen, dans l’Altaï mongol, s’élève à 4 096 mètres au-dessus du niveau de la mer. La chaîne s’étend sur environ 70 kilomètres à travers les districts de Bokhmoron et de Sagil, couvrant 145 100 hectares, de Tsagaan Deglii vers l’est jusqu’à Khavtsalyn Boom.
La région est connue pour ses forêts de taïga, ses neiges permanentes, ses glaciers, ses rivières et torrents tumultueux, ses magnifiques lacs au pied des montagnes, ses falaises singulières ainsi que ses plantes et animaux rares et menacés. Les rivières Turgen, Buural, Kharkhiraa et Yamaat y prennent leur source. La région est également riche en vestiges historiques anciens, notamment des statues de pierre, des peintures rupestres, des tumulus funéraires et des tombes.