Mon combat contre la M.A.V

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Mon combat contre la M.A.V Témoignage sur mon parcours de patient depuis la découverte d'une Malformation Artério Veineuse médulaire haute et sa prise en charge de 1987 à aujourd'hui.

Une maladie rare encore méconnue... Atteint d'une Malformation Artério Veineuse médulaire haute depuis 1987 et traité par embolisations endo-vasculaires à multiples reprises, je cherche à faire connaitre cette maladie rare et partager mon vécu et mon combat. Je suis l'un des membres fondateur de "Neuro-MAV-France".

Rétrospectives sur parcourt de vieEn 1987, j’avais 17 ans, Je ne savais pas encore que cette année-là allait changer tou...
10/10/2026

Rétrospectives sur parcourt de vie

En 1987, j’avais 17 ans, Je ne savais pas encore que cette année-là allait changer toute ma vie. Tout a commencé par la perspicacité d’un ophtalmologue, le docteur Gabrielle Jouary. À l’occasion d’un simple fond d’œil, il a repéré une anomalie vasculaire qui allait devenir le premier maillon d’une chaîne médicale exceptionnelle.

En quelques jours, j’ai été orienté vers le CHU de Besançon, en neurologie. Une dizaine de jours plus t**d, je rejoignais Paris et l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, où j’ai été pris en charge notamment par le docteur Georges Rodesch et les professeurs Pierre Lajunias et Michel Hurth.
Après cinq semaines d’hospitalisation, une première embolisation endovasculaire était réalisée sur une malformation artérioveineuse médullaire et cervicale haute.

À l’époque, la neuroradiologie interventionnelle n’en était qu’à ses débuts. Les moyens techniques étaient considérablement plus limités qu’aujourd’hui. Cette malformation était une pathologie rarissime, dont la fréquence est aujourd’hui estimée à environ un cas pour plusieurs millions d’habitants. J’étais alors l’un des tout premiers patients pris en charge par les équipes du professeur Lajunias pour ce type de malformation.
Pour moi, ce fut surtout le début d’une histoire médicale qui allait durer quarante ans.

UNE MALADIE QUI AVANCE A BAS BRUIT

Avant mes 17 ans, la maladie avait progressé silencieusement ; Les symptômes étaient apparus progressivement, sans que personne puisse encore leur donner un nom. Avec le diagnostic, tout a changé.

Les embolisations avaient pour objectif de neutraliser progressivement les zones vasculaires les plus dangereuses, sans interrompre brutalement la vascularisation de la moelle épinière et sans provoquer de compression.
Chaque intervention était donc un équilibre permanent entre deux risques : celui de laisser évoluer la malformation et celui de l'aggraver en intervenant.
Au total, une dizaine d’embolisation ont été réalisées au cours de ces quarante années.

Je compare parfois les conséquences de certaines interventions à des marches d’escalier. Chaque complication, même limitée, pouvait me faire descendre une marche : sur le plan moteur, cognitif, de la mémoire ou de la fatigabilité. Certaines marches ont pu être remontées, d’autres non. Mais je suis toujours debout, Toujours autonome.

VIVRE SANS VRAIMENT POUVOIR SE PROJETER

À 17 ans, on ne pense normalement pas en termes de bénéfice-risque d’une intervention neurovasculaire, on pense aux études, au métier que l’on va exercer, aux rencontres, aux projets, à la vie. Moi, j’ai appris à vivre avec une autre temporalité.
Je ne pouvais pas véritablement me projeter au-delà de la prochaine intervention ou du prochain contrôle. Il fallait surveiller, mesurer, décider, recommencer.

L’objectif était simple : gagner du temps ; Repousser l’accident ; Repousser l’hémorragie Repousser la paralysie potentielle. Et surtout préserver le plus longtemps possible ce qui pouvait l’être. Le risque ultime, la tétraplégie, et l’atteinte des muscles respiratoires.

2013 : LE MOMENT OU LE RISQUE DEVIENT VERTIGINEUX

En 2013, un anévrisme sont découverts. Une artère menace, située au sein de la malformation cervicale, à proximité de la moelle épinière et sous le cervelet, au cœur d’une région où se trouvent des structures essentielles aux fonctions vitales. Le risque était alors considérable.
Il fallait intervenir, tout en sachant que l’intervention elle-même pouvait provoquer des dégâts irréversibles. C’est à ce moment-là que j’ai rédigé mes premières directives anticipées.
Je voulais dire clairement ce que je souhaitais si, un jour, je n’étais plus en mesure de m’exprimer : ne pas subir d’acharnement thérapeutique et ne pas aller au-delà de ce que je considérerais comme supportable.
J’ai alors retrouvé le docteur Georges Rodesch, qui avait quitté le Kremlin-Bicêtre pour la Fondation Foch. Il a choisi de réaliser l’intervention en deux temps.
Grâce à son professionnalisme, cette situation extrêmement périlleuse a pu être surmontée. Trois semaines plus t**d, je pouvais reprendre une activité.

LE HANDICAP INVISIBLE

La maladie ne se voit pas toujours, Pourtant, elle est là. Les interventions successives m’ont permis de gagner du temps, mais elles ont également laissé des traces.
Ma motricité, ma fatigabilité, ma mémoire et certaines capacités cognitives ont été affectées. J’ai dû adapter mon parcours professionnel.
J’avais commencé une carrière paramédicale, que j’ai dû abandonner en 1994. J’ai ensuite bifurqué vers la sécurité, puis vers le secteur administratif après une formation de secrétaire-assistant.

En 2013 puis en 2015, deux nouvelles interventions majeures ont permis de neutraliser le risque hémorragique lié aux anévrismes. À cette période, je travaillais dans une association d’aide à domicile.
Je ne mesurais pas encore l’énergie que me demandait chaque journée, je voulais continuer comme avant, Je me suis m’accroché, j’ai tiré sur la corde jusqu’à l’épuisement. Puis le burn-out dont je ne me suis jamais véritablement relevé.

Aujourd’hui, mon état de santé ne me permet plus d’assurer un travail de façon régulière ; Les périodes de douleurs et de fatigue intense rendent difficile la fiabilité professionnelle que l’on attend d’un salarié. Mais mon engagement, lui, n’a jamais cessé.

DONNER UN SENS A CETTE VIE

Depuis 1987, je suis engagé dans le bénévolat associatif, j’ai commencé comme secouriste à la Croix-Rouge durant 7 ans. Ensuite j’ai été administrateur départemental et coordinateur handicap à la FCPE du Jura pendant dix-sept ans, puis représentant des usagers avec APF France handicap et de France Assos Santé jusqu’en 2025. Aujourd’hui, je suis adhérent et administrateur de l’APAJH.
J’ai toujours cherché à transformer ce que la maladie m’imposait en quelque chose d’utile aux autres.

QUAND MES DIRECITVES ANTICIPEES SONT DEVENUES UN COMBAT

Mes premières directives anticipées répondaient à une volonté simple : éviter à mes proches d’avoir à prendre seuls des décisions auxquelles je voulais moi-même répondre. Les premières, formulées en 2013, depuis elles ont évoluées, incluant le don d’organes et de mon corps à la science afin de contribuer, si cela est possible, à faire progresser la connaissance d’une maladie rare encore trop méconnue. Ma version 4 précise ma volonté de participer à des essais thérapeutiques ou traitements innovants, dans le cadre d’un protocole.

La proposition d’amendement portée par le député Justin Gruet, visant à exclure du don d’organes certaines personnes demandant l’aide à mourir, a été pour moi un véritable coup de tonnerre ; Je me suis posé une question essentielle :
Si mes directives anticipées peuvent être écartées au moment où elles deviennent réellement importantes, quelle valeur leur reste-t-il ?

J’ai alors entrepris de contacter des parlementaires, députés et sénateurs du Jura. Faute de réponses suffisantes, j’ai constitué un dossier complet que j’ai transmis au Sénat, en demandant que soient prises en compte les directives anticipées dans certaines situations exceptionnelles, notamment lorsque le patient n’est plus capable de confirmer verbalement sa volonté au dernier moment.
J’ai reçu plusieurs réponses, notamment de de Sylvie Vermeillet, qui a pris connaissance de mon dossier et l’a transmis à Élisabeth Doineau, rapporteure de la commission des affaires sociales, puis de Gérard Larcher, président du Sénat.

Mon dossier semble avoir contribué, parmi d’autres contributions, à la réflexion ayant conduit à la rédaction d’un amendement prévoyant une attention particulière aux situations exceptionnelles dans lesquelles un patient est incapable de confirmer verbalement ses directives anticipées. L’amendement a finalement été rejeté, comme beaucoup d’autres ce 30 juin 2026 au Sénat. Mais le combat ne s’est pas arrêté.

UNE LOI MAJEURE MAIS LA QUESTION DEMEURE

Je considère l’aide à mourir comme une avancée majeure de notre société, au même titre que certaines grandes évolutions de notre droit ayant permis aux individus de disposer davantage de leur propre corps et de leur propre existence.
Mais une loi peut être une avancée tout en laissant subsister des injustices, c’est précisément la question qui me préoccupe aujourd’hui.

Les directives anticipées ne doivent pas devenir un simple document administratif que l’on rédige lorsque tout va bien, puis que l’on découvre trop t**d qu’il ne peut pas produire pleinement ses effets.

Que devient la volonté d’un patient qui a réfléchi pendant des années, qui en a parlé avec ses proches, désigné une personne de confiance et écrit noir sur blanc ce qu’il accepte et ce qu’il refuse ?

Et que se passe-t-il lorsque, le moment venu, ce patient n’est plus physiquement capable de confirmer cette volonté ? Pour certains patients atteints de maladies rares ou évolutives, cette situation n’est pas théorique, elle peut devenir une réalité.

CE QUE JE DEMANDE AUJOURD'HUI

Je ne demande pas nécessairement de réécrire immédiatement la loi, je demande que l’on réfléchisse à son application et, si nécessaire, que l’on la complète.
Je propose notamment qu’un décret précise et renforce la portée juridique des directives anticipées dans les situations exceptionnelles. Qu’elles puissent avoir un poids réellement opposable lorsqu’elles ont été rédigées de manière claire, circonstanciée et suffisamment récente.

Je souhaite également que le rôle de la personne de confiance soit clarifié, elle n’est pas là pour décider à la place du patient, elle est là pour témoigner de sa volonté et contribuer à ce qu’elle soit respectée lorsque le patient ne peut plus l’exprimer lui-même.

Enfin, je demande que les directives anticipées puissent être immédiatement accessibles à toute équipe médicale prenant en charge un patient. Aujourd’hui, ces informations peuvent notamment être déposées dans Mon espace santé.
Elles devraient pouvoir être identifiées immédiatement parmi les données essentielles auxquelles les professionnels de santé ont accès lorsqu’ils prennent connaissance des droits et informations médicales nécessaires à la prise en charge d’un patient.

QUARANTE ANS DE COMBATS POUR GAGNER DU TEMPS

Voilà quarante ans que je vis avec cette maladie, Quarante ans de surveillance, d’interventions. Quarante ans à mesurer le risque.
Aujourd’hui, environ 60 % de la zone à risque a pu être traitée, je suis toujours là, toujours debout. Fatigable, parfois douloureux, avec un corps marqué par la maladie et les interventions, mais autonome.
Pendant quarante ans nous avons gagnés… du temps. Aujourd’hui, je veux aussi que ce temps serve à quelque chose, je veux faire avancer la connaissance d’une maladie rare, permettre à d’autres patients de bénéficier plus rapidement des progrès de la médecine.
Je veux donner mes organes lorsque cela sera possible puis donner mon corps à la science.
Et surtout à faire en sorte que la volonté d’un patient qui a pris le temps de réfléchir, d’écrire et de parler ne disparaisse pas au moment précis où il n’est plus capable de la prononcer. J’ai passé quarante ans à repousser l’échéance.
Je voudrais simplement que, le jour où mes limites seront dépassées, la fin inéluctable, que ma volonté puisse encore avoir une voix.

Le président Gérard LARCHER Président du Sénat m'a fait cette réponse, indiquant transmettre ma réflexion sur l'impossib...
28/09/2026

Le président Gérard LARCHER Président du Sénat m'a fait cette réponse, indiquant transmettre ma réflexion sur l'impossibilité du patient à confirmer verbalement sa volonté ; ma demande de rendre opposable les directives anticipées réitérées à plusieurs reprises en tenant compte du témoignange de la personne de confiance désignée par le patient.

En l'état, cette loi n'est pas accessible équiablement par tous, selon qu'il puisse verbaliser on non la confirmation de ses volontées.

Je vis avec une malformation artério-veineuse médullaire cervicale évolutive, qui atteint mon système neuromusculaire et mon cervelet.
Le risque est connun, au final ça peut etre une tétraplégie sous assistance respiratoire, un AVC, un coma.
Je sais donc qu'un jour, je pourrais ne plus être en mesure de dire ce que je veux, alors que ma volonté, elle, n'aura pas changé.

En droit, l'aide à mourir repose sur un consentement libre, éclairé et actuel, confirmé juste avant l'acte. Mais le droit reconnaît déjà aux directives anticipées (art. L. 1111-11 du code de la santé publique) une force contraignante pour l'arrêt des traitements ou la sédation profonde et continue.

C'est pourquoi je défends la logique de l'amendement COM-9, resté sans examen sur le fond : une exception strictement encadrée, réservée au moment de la dernière confirmation, à trois conditions cumulatives. Les directives anticipées doivent le prévoir explicitement, la volonté doit avoir été constamment réitérée jusqu'à la perte de capacité, et la personne de confiance doit la confirmer.

Cette question concerne aussi les patients atteints de maladies neurodégénératives comme la maladie de Charcot, pour lesquelles la perte d'expression est prévisible. Elle mérite une réflexion et une rédaction juridiquement sécurisée
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Deux ammendements majeurs ont été portés
par la commission des affaires sociales : Com.4 et Com.9

Le 30 juin 2026, le texte a été adopté par l'Assemblée nationale en nouvelle lecture, puis transmis au Sénat le même jour. Les amendements COM-4 et COM-9 datent de cette date.
Les deux ont été déposés par Mmes Souyris et Poncet Monge (groupe écologiste) sur la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir. Ils portent tous les deux sur les directives anticipées, mais à deux moments différents de la procédure.

COM-4 (article 2, alinéa 6) vise la demande d'aide à mourir. Il permet qu'elle soit exprimée directement, ou, si la personne n'est plus en mesure de s'exprimer, par ses directives anticipées, à condition que sa volonté ait été réitérée récemment. Ses auteures y voient une question de cohérence : les directives s'imposent déjà au médecin pour l'arrêt des traitements ou la sédation profonde et continue jusqu'au décès. Elles visent notamment les personnes atteintes d'affections susceptibles d'entraîner une perte irréversible de conscience ou de maladies neurodégénératives. L'amendement a été travaillé avec France Assos Santé.

COM-9 (article 9, après l'alinéa 3) vise la dernière confirmation, juste avant l'administration de la substance létale. Il crée une exception pour le cas où la personne, ayant déjà demandé l'aide à mourir et confirmé sa demande à l'issue de la procédure collégiale, n'est plus capable de confirmer une dernière fois. Le médecin ou l'infirmier ne peut alors administrer la substance que si trois conditions sont réunies :
- les directives anticipées le prévoient explicitement ;
- la personne a constamment répété cette volonté jusqu'à la perte de sa capacité ;
- la personne de confiance confirme cette volonté.
---------------------------
COM-4 est donc plus large, puisqu'il concerne l'expression de la demande en amont.
COM-9 est plus restreint et plus encadré : il ne joue qu'au stade final, avec des conditions cumulatives et l'intervention de la personne de confiance.
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Aucun des deux n'a été examiné sur le fond. Ils sont marqués « satisfait ou sans objet », car la commission a adopté sa motion COM-1 opposant la question préalable, qui met fin à la discussion du texte. Le Sénat l'a adoptée le 7 juillet 2026. Le texte est ensuite revenu à l'Assemblée nationale, qui l'a adopté définitivement, et la loi n° 2026-794 a été promulguée le 18 août 2026, après validation par le Conseil constitutionnel.
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Je demande une réflexion et une rédaction juridiquement sécurisée de la part des parlementaires pour que la volonté des patients soient équitables et accessible de tous. Que dans des cas exeptionnels on tienne compte des directives anticipées confirmés à plusieurs reprises par écrit et le témoignage de la personne de confiance désignée.

Je vis avec une malformation artério-veineuse médullaire cervicale évolutive, qui atteint mon système neuromusculaire et...
28/09/2026

Je vis avec une malformation artério-veineuse médullaire cervicale évolutive, qui atteint mon système neuromusculaire et mon cervelet.
Le risque est connun, au final ça peut etre une tétraplégie sous assistance respiratoire, un AVC, un coma.
Je sais donc qu'un jour, je pourrais ne plus être en mesure de dire ce que je veux, alors que ma volonté, elle, n'aura pas changé.

En droit, l'aide à mourir repose sur un consentement libre, éclairé et actuel, confirmé juste avant l'acte. Mais le droit reconnaît déjà aux directives anticipées (art. L. 1111-11 du code de la santé publique) une force contraignante pour l'arrêt des traitements ou la sédation profonde et continue.

C'est pourquoi je défends la logique de l'amendement COM-9, resté sans examen sur le fond : une exception strictement encadrée, réservée au moment de la dernière confirmation, à trois conditions cumulatives. Les directives anticipées doivent le prévoir explicitement, la volonté doit avoir été constamment réitérée jusqu'à la perte de capacité, et la personne de confiance doit la confirmer.

Cette question concerne aussi les patients atteints de maladies neurodégénératives comme la maladie de Charcot, pour lesquelles la perte d'expression est prévisible. Elle mérite une réflexion et une rédaction juridiquement sécurisée
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Deux ammendements majeurs ont été portés
par la commission des affaires sociales : Com.4 et Com.9

Le 30 juin 2026, le texte a été adopté par l'Assemblée nationale en nouvelle lecture, puis transmis au Sénat le même jour. Les amendements COM-4 et COM-9 datent de cette date.
Les deux ont été déposés par Mmes Souyris et Poncet Monge (groupe écologiste) sur la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir. Ils portent tous les deux sur les directives anticipées, mais à deux moments différents de la procédure.

COM-4 (article 2, alinéa 6) vise la demande d'aide à mourir. Il permet qu'elle soit exprimée directement, ou, si la personne n'est plus en mesure de s'exprimer, par ses directives anticipées, à condition que sa volonté ait été réitérée récemment. Ses auteures y voient une question de cohérence : les directives s'imposent déjà au médecin pour l'arrêt des traitements ou la sédation profonde et continue jusqu'au décès. Elles visent notamment les personnes atteintes d'affections susceptibles d'entraîner une perte irréversible de conscience ou de maladies neurodégénératives. L'amendement a été travaillé avec France Assos Santé.

COM-9 (article 9, après l'alinéa 3) vise la dernière confirmation, juste avant l'administration de la substance létale. Il crée une exception pour le cas où la personne, ayant déjà demandé l'aide à mourir et confirmé sa demande à l'issue de la procédure collégiale, n'est plus capable de confirmer une dernière fois. Le médecin ou l'infirmier ne peut alors administrer la substance que si trois conditions sont réunies :
- les directives anticipées le prévoient explicitement ;
- la personne a constamment répété cette volonté jusqu'à la perte de sa capacité ;
- la personne de confiance confirme cette volonté.
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COM-4 est donc plus large, puisqu'il concerne l'expression de la demande en amont.
COM-9 est plus restreint et plus encadré : il ne joue qu'au stade final, avec des conditions cumulatives et l'intervention de la personne de confiance.
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Aucun des deux n'a été examiné sur le fond. Ils sont marqués « satisfait ou sans objet », car la commission a adopté sa motion COM-1 opposant la question préalable, qui met fin à la discussion du texte. Le Sénat l'a adoptée le 7 juillet 2026. Le texte est ensuite revenu à l'Assemblée nationale, qui l'a adopté définitivement, et la loi n° 2026-794 a été promulguée le 18 août 2026, après validation par le Conseil constitutionnel.
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Je demande une réflexion et une rédaction juridiquement sécurisée de la part des parlementaires pour que la volonté des patients soient équitables et accessible de tous. Que dans des cas exeptionnels on tienne compte des directives anticipées confirmés à plusieurs reprises par écrit et le témoignage de la personne de confiance désignée.

Une rétrospective nécessaire pour comprendre pourquoi je demande aujourd’hui que les directives anticipées puissent réel...
16/09/2026

Une rétrospective nécessaire pour comprendre pourquoi je demande aujourd’hui que les directives anticipées puissent réellement faire entendre la voix du patient jusqu’au bout.

16/09/2026
Une rétrospective nécessaire pour comprendre pourquoi je demande aujourd’hui que les directives anticipées puissent réel...
16/09/2026

Une rétrospective nécessaire pour comprendre pourquoi je demande aujourd’hui que les directives anticipées puissent réellement faire entendre la voix du patient jusqu’au bout.

En 1987, j’avais 17 ans. Un simple fond d’œil réalisé par mon ophtalmologue, le docteur Gabriel Jouary, allait changer le cours de mon existence. Il y décèle une anomalie vasculaire. En quelques jours, je suis orienté vers le CHU de Besançon, puis, une dizaine de jours plus t**d, vers l’hôpital du Kremlin-Bicêtre à Paris.

Après cinq semaines d’hospitalisation, une première embolisation endovasculaire est réalisée sur une malformation artérioveineuse médullaire et cervicale haute.
À cette époque, la neuroradiologie interventionnelle n’en est qu’à ses débuts. Je suis alors l’un des premiers patients pris en charge par les équipes du professeur Pierre Lasjaunias, pionnier de la prise en charge des malformations vasculaires.
Je ne le sais pas encore, mais cette première intervention marque le début d’un parcours médical qui durera quarante ans.

Une dizaine d’embolisation suivront.
Chaque intervention a pour objectif de réduire le risque d’une hémorragie ou d’une compression de la moelle épinière. Mais chaque geste comporte aussi son propre risque : celui de provoquer de nouvelles séquelles.
Certaines interventions m’ont fait perdre une partie de ma motricité, de mes capacités cognitives, de ma mémoire ou de mon endurance.
J’aime dire qu’elles m’ont parfois fait descendre quelques marches. Certaines ont pu être remontées. Pas toutes. Mais je suis toujours debout.

Vivre avec le risque sans savoir quand il frappera
À 17 ans, je découvre une maladie rare dont les traitements n’en sont qu’à leurs prémices.
Il n’y a pas véritablement de projection à long terme. Il y a les examens ; Les contrôles ; Les décisions ; Les interventions.
Et cette question permanente : jusqu’où peut-on intervenir pour gagner du temps sans provoquer soi-même l'accident que l'on cherche à éviter ?

En 2013, un anévrisme est découvert au sein de cette malformation cervicale, dans une zone particulièrement critique, à proximité de structures essentielles aux fonctions vitales.
Le risque devient considérable.
C’est à ce moment que je rédige mes premières directives anticipées. Je veux que mes proches sachent ce que je souhaite si, un jour, je ne suis plus en mesure de parler.
Je refuse l’acharnement thérapeutique et je veux éviter que ma famille ait à porter seule le poids de décisions que j’ai déjà réfléchi et exprimé.

Quelques années plus t**d, j’ajoute une autre volonté : donner mes organes, si les conditions médicales le permettent, afin que ma mort puisse contribuer à sauver d’autres vies.
Après la crise sanitaire, je précise également mon souhait de donner mon corps à la science, afin que cette maladie rare puisse être mieux connue et mieux comprise.
Ces choix peuvent sembler paradoxaux. Pour moi, ils ne le sont pas. Pendant quarante ans, j’ai tout fait pour gagner du temps et continuer à vivre. Et précisément parce que je veux vivre, je veux aussi décider de ce qui pourra être fait lorsque je ne pourrai plus le faire moi-même.

Puis est venu le débat sur l’aide à mourir
Lorsque j’ai découvert les débats parlementaires sur l’aide à mourir, et notamment les discussions autour du don d’organes, j’ai été profondément interpellé.
La proposition d’amendement n° 2571 portée par Justine Gruet, visant à interdire le don d’organes aux personnes ayant recours à l’aide à mourir, a provoqué chez moi un véritable électrochoc.
Ma question était simple :
Si ma volonté de donner mes organes, pourtant exprimée dans mes directives anticipées, pouvait être remise en cause dans certaines circonstances, quelle était alors la portée réelle de ce document ?

J’ai donc écrit aux parlementaires jurassiens, puis à d’autres députés et sénateurs.
Sans attendre une réponse particulière, j’ai constitué un dossier complet et l’ai adressé au Sénat.
J’ai notamment reçu une réponse de Gérard Larcher, président du Sénat, puis de Sylvie Vermeillet, qui a pris connaissance de mon dossier et l’a transmis à Élisabeth Doineau, rapporteure de la commission des affaires sociales.
Je ne prétends pas que mon témoignage ait déterminé les travaux parlementaires.
Mais le problème que je soulevais a été posé.

Le 30 juin 2026, l’amendement COM-9 a notamment proposé de prévoir, dans certaines situations exceptionnelles où la personne n’est plus capable de confirmer sa demande, la prise en compte de directives anticipées exprimant cette volonté, d’une volonté constamment réaffirmée avant la perte de capacité et de la confirmation de la personne de confiance.
Cet amendement n’a pas été retenu.
L’amendement COM-8 abordait également la question de la prise en compte des directives anticipées.

Une loi adoptée. Un combat qui continue.

La loi relative au droit à l’aide à mourir a été adoptée définitivement par l’Assemblée nationale le 9 juillet 2026, puis promulguée le 18 août 2026. Je considère cette loi comme une avancée majeure. Mais son adoption ne doit pas signifier que toutes les questions sont désormais réglées.
Il reste notamment une question fondamentale : comment garantir la continuité de la volonté d’un patient lorsque celui-ci n’est plus physiquement capable de la confirmer ?
Je ne demande pas que l’on décide à la place du patient. Je demande exactement l’inverse.
Je demande que sa volonté, lorsqu’elle a été longuement réfléchie, clairement écrite, régulièrement actualisée et exprimée de manière constante, puisse être réellement entendue.

Mon nouvel appel

C’est pourquoi je m’adresse aujourd’hui une nouvelle fois aux parlementaires jurassiens.
Mais aussi à l’ensemble des députés et sénateurs de la République française.
Je leur demande de poursuivre ce travail et d’étudier les moyens réglementaires ou législatifs permettant de mieux sécuriser quatre points :
• renforcer la portée effective des directives anticipées dans les situations exceptionnelles ;
• clarifier le rôle de la personne de confiance, qui doit témoigner de la volonté du patient et non décider à sa place ;
• permettre aux équipes médicales d’identifier et de consulter rapidement les directives anticipées lorsqu’un patient ne peut plus communiquer ;
• améliorer leur visibilité dans les outils numériques de santé, afin qu’elles ne restent pas un document difficile à retrouver au moment où elles deviennent essentielles.

Cette demande ne concerne pas uniquement les patients atteints de maladies rares.
Elle concerne chacun d’entre nous. Un accident, un AVC, une maladie neurodégénérative ou une autre situation brutale peut demain nous priver de notre capacité à parler.
J’encourage les citoyens à rédiger leurs directives anticipées ; à parler de leurs volontés à leurs proches et à désigner une personne de confiance.

Alors, donnons réellement une voix à ces volontés lorsque le patient n’est plus capable de prononcer lui-même les mots qu’il avait pourtant pris soin d’écrire.

Quarante ans plus t**d

En 1987, j’ai découvert une maladie qui allait m’accompagner toute ma vie.
Quarante ans de surveillance ; Une dizaine d’interventions ; Des séquelles ; Un handicap devenu invisible ; Un parcours professionnel qu’il a fallu réinventer.
Mais aussi quarante ans d’engagement associatif, de bénévolat et de combat pour les autres.
Je suis toujours là. Toujours debout.

Et après avoir passé quarante ans à gagner du temps, je souhaite aujourd’hui que ce temps serve à quelque chose ; À faire progresser la connaissance d’une maladie rare ; À permettre à d’autres patients d’être mieux pris en charge ; À sauver éventuellement d’autres vies par le don.

Et à faire en sorte qu’un jour, lorsqu’un patient aura écrit ses dernières volontés avec lucidité et constance, le silence de sa voix ne signifie jamais le silence de sa volonté.

C’est pourquoi je lance aujourd’hui un nouvel appel aux parlementaires jurassiens et à l’ensemble de la représentation nationale :

Ne laissons pas les directives anticipées être seulement écrites.
Faisons en sorte qu’elles puissent réellement être entendues.

Quels sont les symptômes d une MAV intramédullaire en C2Une **MAV intramédullaire en C2** peut donner des symptômes prog...
13/09/2026

Quels sont les symptômes d une MAV intramédullaire en C2

Une **MAV intramédullaire en C2** peut donner des symptômes progressifs ou une urgence neurologique brutale. Le niveau C2 est particulièrement important car il se situe haut dans la moelle cervicale, à proximité des voies destinées aux quatre membres et des circuits impliqués dans la respiration.

# # Symptômes progressifs

- Douleur cervicale haute ou occipitale, parfois irradiant vers les épaules ou les bras.
- Fourmillements, engourdissement ou perte de sensibilité dans un ou plusieurs membres.
- Faiblesse d’une main ou d’un bras, maladresse, difficultés à boutonner ou saisir des objets.
- Raideur et faiblesse des jambes, troubles de l’équilibre et de la marche.
- Évolution vers une **tétraparésie** — faiblesse des quatre membres — si la moelle cervicale est suffisamment atteinte.
- Spasticité, réflexes vifs, clonus ou signe de Babinski.
- Plus rarement, troubles urinaires, intestinaux ou se***ls.

Les MAV médullaires peuvent associer des signes progressifs et fluctuants, des douleurs radiculaires et des déficits moteurs ou sensitifs.[1][2]

# # Révélation brutale

Une hémorragie intramédullaire ou sous-arachnoïdienne peut entraîner, en quelques minutes ou heures :

- douleur cervicale ou occipitale très intense ;
- faiblesse ou paralysie brutale des bras et des jambes ;
- perte rapide de la sensibilité ;
- troubles de l’équilibre ou impossibilité de marcher ;
- troubles urinaires aigus ;
- parfois troubles respiratoires.

Une MAV cervicale haute peut exceptionnellement se rompre dans l’espace sous-arachnoïdien et provoquer une céphalée explosive, une raideur de nuque, des vomissements ou des troubles de la conscience.[1]

# # Pourquoi la respiration peut être concernée

Une lésion en C2 ne signifie pas automatiquement qu’il existe un trouble respiratoire. Toutefois, une atteinte importante de la moelle cervicale haute peut perturber les voies descendantes destinées au diaphragme et aux muscles respiratoires. Le risque est surtout préoccupant lors d’une hémorragie ou d’un déficit aigu ; des cas de MAV en C2 révélée par tétraplégie brutale et troubles respiratoires sont décrits.[3]

# # Signes d’urgence

Appelez le **15 ou le 112** en cas de faiblesse soudaine d’un ou plusieurs membres, douleur cervicale inhabituelle et intense, difficulté à respirer, impossibilité brutale de marcher, trouble sphinctérien aigu, céphalée explosive ou perte de connaissance.

Ces symptômes ne permettent pas à eux seuls de confirmer une MAV. L’IRM médullaire évalue la moelle et les vaisseaux anormaux ; l’angiographie spinale sélective est l’examen de référence pour préciser les artères nourricières et le drainage avant traitement.[4]

Citations :
[1] Malformations artérioveineuses de la moelle épinière - MSD Manuals https://www.msdmanuals.com/fr/professional/neurologie/troubles-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re/malformations-art%C3%A9rioveineuses-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re
[2] LES MALFORMATIONS ARTERIOVEINEUSES MÉDULLAIRES https://www.neuro-mav-france.org/connaitre-les-mav-et-fistules-durales/les-malformations-arterioveineuses-medullaires/
[3] :: Malformations artérioveineuses médullaireshttps://www.orpha.net/pdfs/data/patho/Emg/Int/fr/MalformationArterioveineuseRare_FR_fr_EMG_ORPHA211266.pdf
[4] Spinal Vascular Shunts: A Patterned Approach https://www.ajnr.org/content/early/2021/10/14/ajnr.A7312
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[9] Spinal Intramedullary Arteriovenous Malformations with Tetraplegia https://rps.researchcommons.org/journal/vol37/iss3/8/
[10] Spinal Cord AVMs https://www.neurosurgicalatlas.com/volumes/cerebrovascular-surgery/arteriovenous-malformations/spinal-cord-avms
[11] Soigner les malformations artério-veineuses médullaires https://www.hopital-foch.com/contenus-medicaux/malformations-arterio-veineuses-medullaires/
[12] Clinical and angioarchitectural characteristics of spinal vascular malformations of the cervical spine https://thejns.org/spine/view/journals/j-neurosurg-spine/32/5/article-p755.xml
[13] Malformations artérioveineuses de la moelle épinière - MSD Manuals https://www.msdmanuals.com/fr/professional/troubles-neurologiques/troubles-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re/malformations-art%C3%A9rioveineuses-de-la-moelle-%C3%A9pini%C3%A8re
[14] La malformation artério-veineusehttps://www.christopherreeve.org/wp-content/uploads/2025/06/Arteriovenous-Malformation-QA-Int-l__FR.pdf
[15] [PDF] Spinal Arteriovenous Malformation in the Cervical Area - IOSR Journalhttps://www.iosrjournals.org/iosr-jdms/papers/Vol7-issue1/H0714043.pdf

Malformations artérioveineuses de la moelle épinière – L’étiologie, la physiopathologie, les symptômes, les signes, les diagnostics et les pronostics à partir des Manuels MSD, version pour professionnels de la santé.

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