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Bonjour à toutes et tous, Arrivant à 6 semaines de délai pour la réalisation des bilans nutritionnels personnalisés, je ...
07/10/2026

Bonjour à toutes et tous,

Arrivant à 6 semaines de délai pour la réalisation des bilans nutritionnels personnalisés, je clôture temporairement les commandes.

Réouverture probable fin octobre.

Merci pour votre compréhension.
Et merci pour votre confiance :)

10/09/2026

𝐋𝐞 𝐦𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐫, 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐦𝐚𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐚𝐧𝐭
Parce qu'en novembre, vous saurez exactement où 𝑖𝑙 𝑎𝑢𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑓𝑎𝑙𝑙𝑢 stabiliser... ;)

ℹ️ Voici le troisième volet de ma série sur l'aménagement de l'espace de vie, après ceux sur les 𝐜𝐥𝐨̂𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 et sur les 𝐳𝐨𝐧𝐞𝐬 𝐝'𝐚𝐟𝐟𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭.
Cette fois, on regarde ce qu'il y a sous les pieds de nos chevaux !

Nous sommes le 10 septembre, et vos sols sont encore durs et secs. Le dernier bulletin du BRGM indique que 61 % des points de suivi affichent des nappes sous les normales de saison, 90 % des niveaux sont encore en baisse, et le déficit de pluies efficaces court depuis le mois de mai.

Pour l’instant le sol porte, une remorque passe sans creuser d'ornière, les chevaux ne laissent pas de trace.

𝐎𝐮𝐢, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐟𝐞𝐧𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞𝐫𝐚 𝐝𝐞̀𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐢𝐞 🌧️

Pas à la première averse bien sûr, celle qui ne mouille que les premiers centimètres (et qu’on bénit parce qu’elle fait reverdir nos prairies 🌱)... Mais elle se refermera au moment où il va se remettre à 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑙𝑒𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟 ; et à partir de là, chaque passage de cheval ou d’engin accentuera le problème.

Et puis il y a une seconde raison de s'y mettre maintenant, qui est beaucoup plus bassement prosaïque, c’est que quand la boue arrive, 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫. La conséquence directe, c’est que les commandes de dalles et de granulats tombent par paquets en novembre, les carrières servent d'abord les chantiers publics, et vous passez décembre à guetter un camion en regardant vos chevaux s'enfoncer.
Alors que le même matériau, commandé en septembre, coûte le même prix et arrive bien plus tôt !

Bon. Reste à savoir quoi commander et sur ce point, deux questions passent avant toutes les autres :

1️⃣ 𝐸𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙'𝑒𝑎𝑢 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒𝑟 ?
𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐏𝐄𝐑𝐌𝐄́𝐀𝐁𝐋𝐄.

Un revêtement étanche ne fait pas disparaître l'eau comme par magie : il l’envoie juste 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐥𝐨𝐢𝐧.

Elle va ruisseler jusqu'au bord de l'ouvrage, et vous obtiendrez une zone de boue plus profonde que celle d'avant, exactement là où les chevaux passent.

Et puis 𝐥'𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐫𝐭. Les aires de vie équines sont riches en nutriments : les travaux de (P͟a͟r͟v͟a͟g͟e͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟1͟1͟,͟ ͟2͟0͟1͟7͟) mesurent dans les paddocks des apports annuels de phosphore par les crottins qui sont très supérieurs à ce qu'un épandage réglementé autorise sur une terre cultivée, et ils retrouvent ce phosphore dans les eaux de drainage.

Une eau qui s'infiltre dans un sol perméable est 𝐟𝐢𝐥𝐭𝐫𝐞́𝐞.
Celle qui ruisselle emporte ce qu'elle rencontre jusqu'au fossé, qui se remplit jusqu’à l’inondation...

2. 𝐸𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑐̧𝑎 𝑑𝑒𝑣𝑟𝑎𝑖 𝑏𝑜𝑢𝑔𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑗𝑜𝑢𝑟 ?
𝐒𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐟𝐢𝐱𝐞𝐬 𝐯𝐬. 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐞𝐬

Il vaut mieux se demander a͟v͟a͟n͟t͟ de stabiliser, si l’on est susceptible de déménager un jour prochain, et si dans ce cas on aimerait pouvoir emporter cette stabilisation pour laquelle on avait tant investi... 💸💸💸

Il est essentiel de se poser la question, parce que de la réponse, éliminera possiblement une bonne partie des options.

Sur un terrain loué, avec un projet de déménagement, dans une installation provisoire il vous faut du 𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞, donc p.ex. des dalles posées, et surtout pas du minéral compacté.

🟢 MINI-REVUE DE DIVERSES SOLUTIONS 🟢

👉🏼 La 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐦𝐢𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞 (granulat) reste la plus répandue, et son prix varie du simple au triple selon la région et l'entreprise consultée.
Elle exige une préparation du sol, elle ravine dès qu'il y a de la pente, et sa couche de finition doit contenir des particules fines et être soigneusement damée ; sans “fine”, vous obtiendrez un couvert inconfortable et impossible à curer.

👉🏼 Les 𝐝𝐚𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞, elles, se sont beaucoup diversifiées ces dernières années :
- Celles qui se remplissent (type Ecoraster) demandent une vraie préparation dessous
- Celles qui ne se remplissent pas (type Sagustu) se posent en principe sur le sol en place, et sont régulièrement accusées d’être glissantes
- Les hybrides récentes (type Valisol) sont censées avoir les avantages des deux précédentes, sans leurs inconvénients
- Les dalles de curage (type HIT), classique des écuries actives, sont pensées pour la mécanisation de l’entretien

👉🏼 Les 𝐝𝐚𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐞́𝐭𝐨𝐧 𝐚𝐣𝐨𝐮𝐫𝐞́𝐞𝐬, ne glissent pas ni ne bougent, mais un cheval fragile des pieds ou des tendons finira par vous trouver cela inconfortable, tout comme sur les 𝐩𝐚𝐯𝐞́𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐛𝐥𝐨𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐬.

𝑈𝑛 𝑑𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑙 𝑟𝑒𝑙𝑒𝑣𝑒́ 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛𝑒 𝑒́𝑡𝑢𝑑𝑒 𝑠𝑢𝑒́𝑑𝑜𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑡 𝑗𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑎𝑖𝑠 𝑐𝑒𝑡 𝑒́𝑡𝑒́ (K͟j͟e͟l͟l͟b͟e͟r͟g͟ ͟e͟t͟ ͟c͟o͟l͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟2͟5͟) : 𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑣𝑎𝑔𝑒 𝑏𝑒́𝑡𝑜𝑛 𝑛𝑒𝑢𝑓 𝑝𝑜𝑠𝑒́ 𝑎𝑢𝑡𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑'𝑎𝑓𝑓𝑜𝑢𝑟𝑎𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢 𝑔𝑙𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑎̀ 𝑙'𝑢𝑠𝑎𝑔𝑒, 𝑎𝑢 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑔𝑒́𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑎 𝑑𝑢̂ 𝑙𝑒 𝑔𝑟𝑎𝑣𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑒𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑'𝑒́𝑡𝑢𝑑𝑒. 𝐴𝑢𝑐𝑢𝑛 𝑝𝑎𝑣𝑒́ 𝑛𝑒 𝑟𝑒𝑠𝑡𝑒 𝑎𝑛𝑡𝑖𝑑𝑒́𝑟𝑎𝑝𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑠𝑖 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠.

👉🏼 Les 𝐩𝐥𝐚𝐪𝐮𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐢𝐬, elles, méritent mieux que leur réputation de "solution du pauvre". Dans l’étude citée en début de post, les plaquettes sur un sol de paddock chargé en crottin ont limité une dispersion problématique des minéraux.

En revanche deux conditions sont essentielles :
⚠️ Jamais sur une zone qui retient l'humidité (sous peine d'obtenir juste un sol plus profond),
⚠️ Jamais là où les chevaux les prendront pour une litière, parce que le bois s'imbibe d'urine et que les crottins s'y décomposent à vitesse grand V

👉🏼 Vous croiserez aussi, surtout du côté britannique, des sols couverts de 𝐥𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐮𝐭𝐨𝐧. C'est apparemment efficace, mais c'est également très (très !) odorant, c’est (très) long à sécher, et certains chevaux refusent d'y poser les pieds (supposément à cause de l’odeur).

Et surtout, 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐝𝐢𝐭 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧𝐜𝐞 : la laine brute est un sous-produit animal de catégorie 3 au sens des règlements (CE) 1069/2009 et (UE) 142/2011, et le ministère de l'Agriculture, interrogé en 2024 sur son usage au sol, a répondu que l'incorporation directe sans traitement préalable était interdite, au titre du risque de diffusion de maladies animales.

👉🏼 Quant au 𝐠𝐚𝐳𝐨𝐧 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞́𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 d'occasion, il coche beaucoup de cases sur le papier : pas cher, super facile à nettoyer, non glissant...
Sauf qu'on l'achète déjà usé, que le passage des chevaux et le curage accélèrent son abrasion, et que l'herbe finit par le recoloniser par en dessous : vous ne pourrez alors plus ni le retirer, ni empêcher qu'il se délite en microplastiques dans votre sol, pour très longtemps.

🔴 DES MATÉRIAUX À ÉVITER 🔴

⚠️ Le 𝐬𝐚𝐛𝐥𝐞 d'abord : parce qu’il est abrasif, trop profond pour qu'un cheval s'y déplace sereinement, et facteur de risque de colique de sable :
- D’après (H͟u͟s͟t͟e͟d͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟0͟5͟), plus de 56 % des chevaux étudiés présentaient du sable dans les crottins, et nourrir à même le sol devenait un facteur de risque dès que l'herbe était courte ou absente ;
- Les quantités retirées chirurgicalement chez les chevaux opérés se comptent entre 8 et... 70 kilos 😰 (K͟e͟p͟p͟i͟e͟ ͟e͟t͟ ͟a͟l͟.͟,͟ ͟2͟0͟0͟8͟)

⚠️ Le 𝐦𝐚̂𝐜𝐡𝐞𝐟𝐞𝐫 ensuite, dont l'arrêté du 18/11/2011 réserve l'usage aux ouvrages routiers revêtus ou recouverts et l'interdit explicitement pour tout système drainant.

⚠️ Le 𝐠𝐫𝐚𝐭𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐮𝐭𝐞 enfin, dont les anciens liants au goudron sont chargés en HAP, et dont la réutilisation est interdite dès qu'il y a du goudron. (Et même les grattages classés comme peu polluants le sont beaucoup !)

QUELQUES REMARQUES GÉNÉRALES

💡 𝐋𝐞 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 (𝐠𝐫𝐨𝐬 𝐬𝐮𝐣𝐞𝐭)

On stabilise très correctement avec des pavés autobloquants de seconde main, des caillebotis d'élevage déclassés, un lot de dalles récupéré sur un chantier : cherchez des matériaux d'occasion, ça se trouve facilement et ce n’est pas otujours une “solution au rabais” (c'est l'esprit de l'écurie Mac Gyver dont je vous parlais cet été 😉).

💡 𝐍𝐞 𝐬𝐭𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐨𝐮𝐭

Ciblez les passages obligés, les abords d'abri, les points d'affouragement, les passages étroits. Variez la nature des sols selon ce que chaque zone doit permettre.
Et laissez le reste respirer !

💡 𝐔𝐧 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐦𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐧𝐬

Un sol stabilisé n'est pas seulement un sol “propre” : c'est également un sol qui est protégé du tassement, donc un sol qui reprendra plus facilement que celui qui a été utilisé régulièrement sans stabilisation.

On peut toujours faire “mieux”.
Mais ce qui compte, dans le fond, c'est que vos chevaux et vous-même traversiez la saison des pluies dans des conditions décentes.

Si vous voulez y voir clair sur votre propre site, c'est un sujet que vous traitons en formation hébergement :
- les 𝟏𝟐-𝟏𝟑 𝐨𝐜𝐭𝐨𝐛𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐁𝐫𝐞𝐭𝐚𝐠𝐧𝐞,
- les 𝟐𝟑-𝟐𝟒 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐎𝐜𝐜𝐢𝐭𝐚𝐧𝐢𝐞.
👉🏼 voir le post épinglé en haut de page !

👉🏼 Pour finir, la question du jour :
𝑄𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑧𝑜𝑛𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑏𝑜𝑢𝑒𝑢𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑙𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑒𝑡 𝑞𝑢'𝑎𝑣𝑒𝑧-𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑟𝑒́𝑣𝑢 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑐𝑒𝑡 ℎ𝑖𝑣𝑒𝑟 ?

[ La photo vient de la merveilleuse écurie active Equit'easy dans l'Ain 🥰 ]

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Je suis Marie-Laure Guénot,
fondatrice de TERRES ET CHEVAUX et du bureau d’études ÉQUI SYSTÈME. Depuis 12 ans, j'accompagne particulier·es et professionnel·les dans la conception d'écuries éco-gérées et la gestion agro-écologique des terres.
Actuellement, je porte également le projet de L’ÉQUICENTRE à Villefranche-de-Rouergue, un tiers-lieu équin à vocation sociale et éducative.

Bonjour à toutes et tous, Depuis ce matin, et jusqu'au 13/09, Equi'Page est en congés. Reprise des activités à partir du...
22/08/2026

Bonjour à toutes et tous,

Depuis ce matin, et jusqu'au 13/09, Equi'Page est en congés.

Reprise des activités à partir du 14/09.
Je rouvre des dispo pour des bilans nutritionnels. Même si je ne vous répondrai qu'à mon retour, vous pouvez d'ores-et-déjà me contacter.

Belle fin d'été vous et vos compagnons à crinière :)

QUAND LES CHEVAUX ONT CHAUD ET QUE L’HERBE A SOIF… ET INVERSEMENT🐴 LA MÉTÉO DE L’INCONNUVous l’aurez peut-être remarqué,...
15/08/2026

QUAND LES CHEVAUX ONT CHAUD ET QUE L’HERBE A SOIF… ET INVERSEMENT

🐴 LA MÉTÉO DE L’INCONNU

Vous l’aurez peut-être remarqué, la météo de cet été 2026 n’a connu aucun précédent en France depuis les premiers relevés météorologiques. S’il est possible de supposer certains des impacts sur le vivant, l’absence d’historique signifie clairement qu’une grande part d’inconnu existe. En d’autres termes, certains peuvent s’écharper autant qu’ils le veulent sur les réseaux, la seule chose dont nous sommes sûrs, c’est que nous n’avons aucune données fiables à disposition et qu’il est dans tous les cas plutôt hasardeux de se prononcer sur la composition actuelle de l’herbe.

🐴 CE QUE L’ON SAIT

🌱 Concernant l’herbe :

Les valeurs nutritionnelles moyennes de l’herbe connues sont des valeurs lissées au long d’une année « normale », avec 4 vraies saisons et des températures et précipitations correspondant aux normales saisonnières.
Or, depuis plusieurs années, les conditions réelles s’éloignent de ces normales. Il est donc probable que les chiffres s’éloignent eux aussi des moyennes (on le constate d’ailleurs sur les foins).

A mon sens, on atteint là la limite de validité des chiffres à notre disposition. Et, soyons honnêtes, on est un peu embêtés.

Actuellement, de par le combo dramatique "Fortes chaleurs + Sècheresse majeure", la végétation subit un stress extrême.
Que cela impacte la valeur nutritionnelle de l’herbe est une évidence.
Jusqu’à quel point et de quelle façon ? Je vous renvoie vers Mme Irma.

La quantité de sucres solubles est très certainement impactée. Pour s’en convaincre, il suffit de constater le nombre d’équidés en surpoids et de survenue de crise de fourbures (même si le déclenchement des crises est multifactoriel).
La valeur énergétique a des chances d’être soit stable, soit légèrement augmentée.
La nature des fibres est modifiée avec une tendance à la baisse de la part cellulosiques au profit d’une augmentation de la lignine.
La quantité protéique est en chute, c’est une certitude. De 20, 30, 50 % ?
Les valeurs des minéraux, oligo-éléments et vitamines, qui dépendent en bonne partie des interactions plantes – sol, sont probablement touchées elles aussi.

L’ensemble de ces variations d’une prairie à l’autre, (voire sur une même prairie dans une moindre mesure) est plurifactoriel, quelque part à la croisée de la géographie, de la topographie, de la composition floristique, de l’humidité, de la nature du sol, de la gestion précédente et actuel du pâturage…

Au-delà de ces considérations qualitatives, personnellement, tant que nous aurons si peu de données solides à disposition, j’aurais l’humilité de ne pas m’avancer davantage.

🌱 Concernant l’écosystème prairial :

Il souffre. Tout est ralenti. La croissance végétale est nulle ou quasi nulle. Les interactions plante-sol-animaux-eau se font moins et moins vite, voire s’arrêtent. Des individus meurent en nombre.
Les équilibres dans leur ensemble sont mis à mal, peuvent même se rompre, et sont dans l’attente des conditions qui permettront leur retour.
Des paramètres qui jusqu’ici généraient des fluctuations absorbées par la zone de tolérance des systèmes deviennent des sources de déséquilibres.
C’est, à mon avis, le cas des pâtureurs :
Dans les conditions actuelles, même le pâturage géré qui s’insérait dans un équilibre prairial devient un stress que la prairie risque de ne plus pouvoir encaisser en plus du reste.
Car les conditions extrêmes soudaines sur des systèmes non acclimatés et non adaptés font perdre de la robustesse auxdits systèmes, c’est-à-dire la capacité à retrouver une stabilité malgré les aléas environnementaux.

🌱 Concernant les équidés :

Nos compagnons qui vivent sur la prairie subissent eux aussi les conséquences de ces conditions difficiles : hyperstimulation des mécanismes de thermorégulation sur de longues périodes, voire sub-hyperthermie permanente, sudation continue, perturbation de la régulation hydrique, retentissements hormonaux, ralentissements métaboliques, baisse de l’immunité, impacts sur le microbiote etc.
Bien sûr, il y a de grandes variabilités interindividuelles sur ces points, notamment en lien avec la génétique (race), mais cela n’est neutre pour aucun individu.

🐴 L’ANALYSE NOUS SAUVE-T-ELLE

Concernant les valeurs nutritionnelles de l'herbe, vous me direz, il suffit de procéder à une analyse chimique en laboratoire pour clore le débat. Malheureusement, c’est loin d’être si simple.
Car, contrairement au foin, l’herbe n’est pas (du tout !) un fourrage stabilisé.

Pour que les analyses disent quelque chose d’une prairie, il faudrait un échantillonnage scrupuleusement réalisé, qui aboutisse à des chiffres moyens représentatif de la variabilité spatiale de l’ensemble de la surface en termes de diversité floristique, de sol et d’échanges plantes-sol-eau.
Et il faudrait les réaliser régulièrement pour rendre compte de la variabilité temporelle, qui, dans tous les cas, ne tiendra jamais compte des variations journalières qui sont pourtant tout à fait notables.

🐴 LES RISQUES

🌱 Pour les équidés :

Les conditions actuelles provoquent donc des variations de la composition de l’herbe par rapport à celle des étés connus jusqu’ici, et peut notamment voir augmenter le taux de sucres solubles, même si ce n’est sans doute pas systématique.
Par conséquent, la période peut être considérée « à risque » pour le pâturage des individus sujets au surpoids, aux fourbures ou atteints de pathologies métaboliques.

🌱 Pour la prairie :

Le risque de dégradation est majeur : sol compacté, végétaux en stress intense (mode survie), risque de pâturage ras voire de dénudation des sols car peu ou pas de repousse, absence d’humidité.
Pour garantir sa pérennité, la gestion d’une prairie doit se faire au long cours et à long terme.
En outre, si l’ensemble de nos prairies a déjà pas mal souffert ces dernières années, ce n’est probablement que le début. Aussi conviendrait-il de les chouchouter en adaptant nos méthodes de gestion, car si jusqu’ici, elles pouvaient se remettre de mauvaises habitudes ou de mauvaises idées, elles n’auront certainement plus les mêmes capacités de résilience.

En d’autres termes, une mauvaise gestion (et a fortiori une absence de gestion) peut désormais condamner une prairie, alors qu’elles sont précieuses et vont le devenir de plus en plus.

🐴 ALORS PÂTURAGE OR PAS-PÂTURAGE

Face aux multiples conséquences sur l’ensemble des systèmes prairiaux et aux nombreuses inconnues en termes d'impact à court et moyen terme, il semblerait prudent d’agir selon le principe de précaution, à la fois pour prévenir d’éventuels problèmes de santé chez nos équidés, mais aussi (et peut-être surtout) pour préserver les prairies.

Condamner l’accès aux pâtures avant les premiers signes de dégradation semble aujourd’hui essentiel à leur pérennité.
Faire cesser le pâturage aux individus sensibles en ces périodes risquées paraît aussi être un gage de sûreté pour la santé de nos compagnons.

Et comme toujours avec le vivant, notre première – et peut-être meilleure – a**e, c’est l’observation.
Dans les conditions actuelles, si la prairie semble tenir le choc et les chevaux aller bien, et que le pâturage se poursuit, une observation très attentive de l’état et de l’évolution à la fois du terrain et des équidés est toutefois de mise.

Bon courage à toutes et tous !

Très intéressant
08/08/2026

Très intéressant

There are things you do to...

Bonjour à toutes et tous, Equi'Page prendra ses quartiers d'été du 24 aout au 13 septembre. D'ici là, je m'occupe de bou...
27/07/2026

Bonjour à toutes et tous,

Equi'Page prendra ses quartiers d'été du 24 aout au 13 septembre.

D'ici là, je m'occupe de boucler les bilans en cours et les derniers commandés, et je ferme donc les disponibilités jusqu'à la rentrée.

Reprise de l'ensemble de mes activités, y compris des nouveaux bilans nutritionnels, à partir du 14/09.
Dans l'intervalle, il est bien sûr possible de commander un bilan, mais en sachant qu'il vous sera livré au mieux début octobre.

Par ailleurs, le programme des événements (salons, stages, conférences...) pour la saison 2026-2027 arrive prochainement !

Et je ne déséspère pas totalement de parvenir bientôt à rédiger et vous partager l'un des trouzemille articles que j'ai en réserve 😅

Belle suite d'été à toutes et tous, prenez soin de vous et de vos compagnons et préservez-vous au mieux de la chaleur.

22/06/2026

𝐐𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐢𝐥 𝐝𝐮 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐥𝐞𝐬 𝐧𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐧𝐞 𝐫𝐚𝐟𝐫𝐚𝐢̂𝐜𝐡𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 ?

Il fait peut-être 40°C dehors, voire davantage, pendant que vous lisez ces lignes.

Ce lundi 22 juin 2026 marque le pic de la deuxième canicule de l'année, et Météo-France annonce des nuits qui ne redescendront pas sous 24 ou 25°C sur une bonne moitié du pays.

Alors on va se poser une question à laquelle, à ma connaissance, aucune étude n'a encore répondu : Que devient le sommeil d'un cheval quand les nuits ne refroidissent plus ?

(1) 𝐋𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐝𝐨𝐫𝐭 𝐩𝐞𝐮 𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐢𝐥𝐞

Son sommeil est polyphasique : il est fractionné en cinq à sept épisodes courts, l'essentiel se jouant la nuit, entre minuit et quatre heures du matin.

Au total, un cheval dort environ 3h30, dont à peine trente minutes de sommeil paradoxal (Fuchs et al., 2018).

Et c'est pourtant là que tout se joue : ce sommeil paradoxal, le cheval ne l'atteint qu'allongé. Il lui faut se coucher, idéalement en décubitus latéral, tête posée au sol, parce que cette phase s'accompagne d'un relâchement musculaire total qu'un cheval debout ne peut pas se permettre.

‼️ Privé de couchage plusieurs jours d'affilée, il finit par basculer en sommeil paradoxal debout, puis il s'effondre ; Fuchs et son équipe ont recensé des centaines de chevaux concernés, souvent blessés à force de chuter.

(2) 𝐋𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐧𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐜𝐡𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐬’𝐢𝐥 𝐬𝐞 𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐧 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́

C'est précisément ce que la canicule vient mettre à mal : la zone de neutralité thermique du cheval, cette plage où son corps n'a aucun effort à fournir pour réguler sa température, se situe entre 5 et 25°C environ (Morgan, 1998).

Alors le calcul est vite fait : pendant l'épisode que nous traversons, avec des minimales nocturnes autour de 24-25°C,
𝐢𝐥 𝐧'𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐬𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧𝐞 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞, 𝐝𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐧𝐮𝐢𝐭, 𝐨𝐮̀ 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐫𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐮𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐫𝐭.

(3) 𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐥𝐞𝐧𝐝𝐫𝐢𝐞𝐫

En temps normal le cheval concentre son temps de couchage, et donc son sommeil paradoxal, sur la nuit. Mais pendant une vague de chaleur, son rythme s'inverse :

☀️ Aux heures brûlantes, il s'immobilise à l'ombre et réduit son activité au strict minimum.

🌙 Puis il reporte ses déplacements et sa prise alimentaire sur la nuit, plus respirable.

C'est d'ailleurs toute la logique des sorties nocturnes que beaucoup d'écuries classiques adoptent l'été (les chevaux qui passent la journée au boxe et la nuit en parc, plutôt que l’inverse comme le reste de l’année).

Sauf que ça déplace le problème au lieu de le résoudre :

𝐒𝐢 𝐥𝐚 𝐧𝐮𝐢𝐭 𝐝𝐞𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐨𝐮̀ 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐛𝐨𝐮𝐠𝐞, 𝐦𝐚𝐧𝐠𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐟, 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐥 𝐦𝐨𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐮𝐢 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞-𝐭-𝐢𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐬'𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧𝐠𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐨𝐫𝐦𝐢𝐫 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 ?

—> Sa fenêtre nocturne, celle où il devrait plonger en sommeil paradoxal, se retrouve mobilisée par l'activité. 👎

—> Et la journée, écrasée par une chaleur qui le maintient largement au-delà de sa zone de confort thermique, se prête mal à un vrai sommeil couché, même à l'ombre. 👎

✅ La vraie question n'est donc pas de savoir s'il dort moins, mais s'il trouve encore, dans les vingt-quatre heures, ne serait-ce qu'𝐮𝐧 𝐜𝐫𝐞́𝐧𝐞𝐚𝐮 𝐨𝐮̀ 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞, 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐥, 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐮𝐢 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐛𝐨𝐧.

Personne n’a mesuré les conséquences d’une canicule sur le sommeil chez le cheval ; mais le simple contact de l’organisation son budget-temps lors d’une journée de canicule suffit à rendre la réponse inquiétante.

(4) 𝐎𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐞 𝐫𝐚𝐬𝐬𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐞𝐧 𝐬𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭-𝐞̂𝐭𝐫𝐞, 𝐮𝐧 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐪𝐮𝐢 𝐛𝐨𝐮𝐠𝐞 𝐬𝐢 𝐩𝐞𝐮 𝐥𝐞 𝐣𝐨𝐮𝐫 𝐚 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬 𝐛𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐫𝐦𝐢𝐫...?

Mais à ma connaissance, c'est faux.

Le sommeil paradoxal n'efface pas qu'une fatigue musculaire ; il consolide également la 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞, et participe au 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞́𝐦𝐨𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥. (Barbosa et al., 2024 par exemple, ont observé chez des chevaux lusitaniens privés de ce sommeil des troubles de l'attention et de la mémoire spatiale.)

Et là, moins se dépenser n'annule pas ce genre de besoins-là.

(5) 𝐅𝐚𝐮𝐭𝐞 𝐝'𝐞́𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐞́𝐪𝐮𝐢𝐧𝐞, 𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐞 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐯𝐨𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐬𝐢𝐧𝐬 𝐞́𝐥𝐞𝐯𝐞𝐮𝐫𝐬

Chez les bovins, c'est documenté (Cook et al., 2007 ; Tucker et al., 2008 ; Schütz et al., 2010) : quand l'indice de température-humidité grimpe, les vaches restent debout plus longtemps et se couchent moins, pour augmenter leur surface d'échange et dissiper la chaleur.

⚠️ Je reste prudente sur la transposition, car à la différence d’un cheval, la vache est un ruminant : son temps couché tient d'abord à la rumination et au confort, pas au sommeil paradoxal comme chez le cheval.

Par contre, on peut facilement supposer que le 𝐫𝐞́𝐟𝐥𝐞𝐱𝐞 𝐭𝐡𝐞𝐫𝐦𝐨𝐫𝐞́𝐠𝐮𝐥𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫, lui (se tenir debout quand il fait trop chaud), est commun aux deux espèces ; d’autant plus qu’on a retrouvé ce comportement chez d’autres grands herbivores.

(6) 𝐄𝐭 𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐥 𝐬'𝐚𝐣𝐨𝐮𝐭𝐞 𝐚̀ 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜̧𝐚.

Les terres se rapprochent des records de sécheresse pour la saison ; et un sol qui est nu (herbe cramée), dur, croûté n'invite clairement pas un cheval de 500 kilos à s'y abandonner sur le flanc...
.. alors qu’on sait déjà qu'une litière trop fine réduit déjà nettement le temps de couchage latéral (Greening et al., 2021).

(7) 𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐥'𝐨𝐧 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞, 𝐞𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮'𝐨𝐧 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞

Je me suis rendue compte au fil de mon expérience que le couchage fait partie des premières choses à observer, bien que ce soit rarement un point qu'on me cite spontanément.

Pendant les fortes chaleurs on va surveiller en priorité l'eau, l'ombre et les insectes aux heures les plus chaudes ; tout ça est bien entendu juste et nécessaire (j'en parlais récemment dans mon billet sur ce que faire à l'écurie en juin).

Mais on néglige souvent le moment où le cheval pourrait enfin se coucher :

✅ 𝐔𝐧𝐞 𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐜𝐡𝐚𝐠𝐞 𝐚𝐬𝐬𝐞𝐳 𝐯𝐚𝐬𝐭𝐞,
✅ 𝐮𝐧 𝐬𝐨𝐥 𝐦𝐞𝐮𝐛𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐜 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮𝐫,
✅ 𝐮𝐧 𝐠𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐚𝐩𝐚𝐢𝐬𝐞́,
✅ 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐞,
✅ 𝐞𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐬.

Une canicule ne se gère pas seulement aux heures les plus chaudes : elle se gère aussi dans les moments où votre cheval, enfin, pourrait dormir.

Car il peut avoir de l'eau fraîche, une ombre irréprochable, et malgré tout il peut accumuler une dette de sommeil parce que rien, dans son environnement, ne lui permet de s'allonger comme il en aurait besoin.

Alors cette nuit, si vous le pouvez (par exemple si vous n’arrivez pas à dormir parce qu’il fait trop chaud ! 😉), allez observer vos chevaux sans qu'ils vous voient :

𝐒𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐜𝐡𝐞𝐧𝐭-𝐭-𝐢𝐥 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐞𝐭 𝐩𝐞𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐛𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 ?

Ce que vous verrez en dira long sur leur hébergement !

--
👉🏼 𝐸𝑡 𝑠𝑖 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑙𝑒𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒𝑟 𝑎̀ 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢'𝑢𝑛 𝑑𝑜𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑐ℎ𝑒𝑣𝑎𝑢𝑥 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑙'𝑒́𝑡𝑒́ 𝑑𝑒ℎ𝑜𝑟𝑠, 𝑒𝑛𝑣𝑜𝑦𝑒𝑧-𝑙𝑎 𝑙𝑢𝑖 𝑎𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑎𝑖𝑛𝑒 𝑛𝑢𝑖𝑡 𝑡𝑟𝑜𝑝𝑖𝑐𝑎𝑙𝑒 !

🔎 Si vous vous demandez si votre aménagement permet réellement à vos chevaux de récupérer, de jour comme de nuit et en tous temps, cela fait partie ce que j'évalue lors d'un audit de structure (ou même lors d'une simple consultation à distance).

Pour en savoir plus, écrivez-moi en message privé ou sur WhatsApp

06/06/2026
Bonjour à toutes et tous, Je serai en congés du 25 au 31 mai. Reprise de l'activité le 1er juin. Je réouvre actuellement...
19/05/2026

Bonjour à toutes et tous,

Je serai en congés du 25 au 31 mai.
Reprise de l'activité le 1er juin.

Je réouvre actuellement quelques places pour des bilans nutritionnels, que je débuterai donc à partir du 1er juin.

Dans l'intervalle, il vous est possible de me faire parvenir tous les renseignements nécessaires ou de prendre rendez-vous pour une visite pré-bilan si vous êtes situé à une distance raisonnable de Romans sur Isère.

N'hésitez pas à me contacter !
A très vite :)

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