So Atypik by Isabelle Coisy

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So Atypik by Isabelle Coisy Accompagnement atypique pour tous ceux qui sortent du cadre. Accompagnement psycho-émotionnel enfants, adolescents, adultes, HPI / THPI.

mes outils : coaching, PNL, TCC, énnéagramme et sophrologie.

Une cliente m'a dit récemment : il faut que je réussisse mes vacances. Comme un examen.Je l'ai laissée continuer, en ess...
15/07/2026

Une cliente m'a dit récemment : il faut que je réussisse mes vacances. Comme un examen.
Je l'ai laissée continuer, en essayant de ne rien montrer sur mon visage.

Serge Marquis a une phrase qui résume tout : "l'être humain est le seul animal sur Terre à ne pas s'écouter."
On enchaîne les tâches sans jamais s'arrêter entre elles, parce que s'arrêter ne produit rien de mesurable. Et c'est précisément là, entre deux activités, que le corps encaisse le plus.

La vraie question n'a rien à voir avec des vacances réussies. Elle tient en une phrase, à se poser entre deux gestes : là, maintenant, qu'est-ce qui se passe pour moi.
Personne ne nous l'a jamais apprise, cette question-là.
Le nouvel article est en ligne : https://open.substack.com/pub/isabellecoisy/p/reussir-ses-vacances-serieusement?r=2lmx6r&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true

Lundi. Jour de repos. Je n'étais pas encore sortie du lit que mon cerveau avait déjà fait la liste : bilans de séance, m...
12/07/2026

Lundi. Jour de repos. Je n'étais pas encore sortie du lit que mon cerveau avait déjà fait la liste : bilans de séance, ménage, courses, lessives. Une heure plus t**d, toujours pas douchée, à fond dans l'action.

J'ai raconté ça à une amie. Sa réponse : repose-toi, fais de la cohérence cardiaque.
Ça m'a énervée, non pas parce qu'elle avait tort, mais parce que ce n'est pas de repos dont j'ai besoin. C'est de faire les choses autrement.

Le mot repos vient du latin pausare, faire une pause, un arrêt court avant de reprendre. Rien à voir avec le grand vide immobile qu'on nous vend aujourd'hui.
Pour un système nerveux TSA, TDAH, ou les deux, l'injonction au lâcher-prise version vacances demande une chose qu'on n'a pas : faire confiance à l'imprévu. Et les solutions bien-être qu'on nous propose en échange sont souvent la même injonction, juste déguisée.

Ce qui fonctionne vraiment, c'est par ici : https://open.substack.com/pub/isabellecoisy/p/arretez-de-me-dire-de-me-reposer?r=2lmx6r&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true

« Ça va mieux… mais quelque chose coince encore. » 🚗⚡C’est la phrase que j’entends en boucle chez des adultes qui ont po...
28/06/2026

« Ça va mieux… mais quelque chose coince encore. » 🚗⚡

C’est la phrase que j’entends en boucle chez des adultes qui ont pourtant fait tout ce qu'il fallait : le diagnostic de TSA est posé, l’environnement est aménagé, les temps de récupération sont protégés.

Sur le papier, tout est impeccable. Et pourtant, la liste de tâches ne se vide jamais. Le projet tant préparé ne démarre pas. Le temps file entre les doigts.

Pourquoi ? Parce qu'ils essaient de naviguer avec une carte amputée de moitié. Ils ont compris leur part autistique, mais la part TDAH est restée dans l'ombre, masquée par des années de sur-organisation et de stratégies en béton.

Quand l'Autisme et le TDAH cohabitent, on se retrouve avec deux moteurs opposés sous le même capot :

L’autisme écrase le frein (besoin de routine, de contrôle, de prévisibilité).

Le TDAH appuie sur l'accélérateur (recherche de nouveauté, de stimulation, d’impulsion).

Résultat ? Les deux forces se contredisent en permanence, et la voiture vibre sur place au prix d'un épuisement colossal.

Le problème, ce n'est pas votre mauvaise volonté ou une supposée paresse. Le problème, c’est qu’un espace de travail calme apaise la surcharge sensorielle (TSA), mais il ne fournit pas l'élan chimique nécessaire pour amorcer le démarrage (TDAH).

Pour arrêter de faire tourner le moteur à vide, il faut apprendre à piloter les deux forces en même temps.

👉 Je vous propose de déplier la carte au complet dans mon dernier article : "Pourquoi tant de TSA passent à côté de leur TDAH" : https://open.substack.com/pub/isabellecoisy/p/pourquoi-tant-de-tsa-passent-a-cote?r=2lmx6r&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true

À bientôt,
Isabelle

Être autiste, c'est jouer toute sa vie en mode difficile… sans savoir que les autres sont en mode facile. 🎮Pendant des a...
24/06/2026

Être autiste, c'est jouer toute sa vie en mode difficile… sans savoir que les autres sont en mode facile. 🎮

Pendant des années, on avance en pensant qu’on s’y prend mal. On voit les autres traverser des journées, des réunions ou des discussions sans effort apparent, alors que chaque étape nous épuise. Et on en tire la seule conclusion qui semble logique : « Le problème, c’est moi. »

C’est le plus grand malentendu de l’autisme invisible.

Dans mon dernier article, j’ai voulu laisser de côté les définitions froides des manuels pour vous faire ressentir le fonctionnement de l’intérieur, à travers une image : celle d’une partie de jeu vidéo.

→ La charge sensorielle ? Des plantes vénéneuses sur le décor qui grignotent votre barre de vie en continu (ce néon qui grésille, ce bruit de fond).

→Le masquage ? Combattre en affichant l’écran d’un joueur tranquille, pendant qu’en coulisses la réserve d’énergie se vide trois fois plus vite.

→ Le burn-out autistique ? Ce boss de fin qu’on affronte sous-équipé, après des décennies de suradaptation.

Comprendre ce réglage de difficulté, ce n'est pas chercher à s’apitoyer. C'est le premier pas indispensable pour cesser de s’en vouloir. Parce qu'un joueur autiste n'est pas un joueur défaillant : c'est simplement quelqu'un à qui on a imposé un niveau qui n'a pas été conçu pour lui.

Et si on changeait enfin les règles du niveau plutôt que de blâmer le joueur ?

👉 L'article complet, "C'est quoi, vraiment, être autiste ?", est en ligne sur ma page Substack : https://open.substack.com/pub/isabellecoisy/p/cest-quoi-lautisme-concretement?r=2lmx6r&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true

Bonne lecture,
Isabelle

Quand un salarié autiste dit qu'il est fatigué, il ne parle pas de la même fatigue que vous. Un week-end répare la vôtre...
22/06/2026

Quand un salarié autiste dit qu'il est fatigué, il ne parle pas de la même fatigue que vous. Un week-end répare la vôtre. La sienne vient d'un effort invisible tenu toute la journée, et le soir, il se met sur pause juste pour arrêter de perdre.

C'est aussi pour ça que ses compétences semblent varier d'un jour à l'autre : le savoir-faire est toujours là, c'est l'énergie pour y accéder qui change. Rien de tout ça ne le rend moins capable. Avec le bon cadre, vous récupérez quelqu'un de pleinement fiable.

Et s'il ne vous demande rien, c'est par peur de ne pas être cru ou d'être mis au placard. Ce serait donc à vous, pourquoi pas, d'ouvrir la porte.

Mon dernier article de Job & TSA en parle, côté employeurs : https://open.substack.com/pub/isabellecoisy/p/autisme-au-travail-pourquoi-votre?r=2lmx6r&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true

960 euros.C'est ce que m'a coûté mon diagnostic d'autisme.J'ai pu les payer. Beaucoup ne le peuvent pas.En France, le di...
21/06/2026

960 euros.
C'est ce que m'a coûté mon diagnostic d'autisme.

J'ai pu les payer. Beaucoup ne le peuvent pas.
En France, le diagnostic adulte est gratuit dans le public… avec un à trois ans d'attente, et un bilan parfois bâclé au bout. Le privé, lui, se paie, et même là, rien ne garantit de tomber sur quelqu'un de formé.
Celles et ceux qui en auraient le plus besoin sont celles et ceux qui y accèdent le moins.

Et non, chercher à comprendre son fonctionnement n'a rien d'un effet de mode. C'est juste légitime.
Article complet sur Atypie sans filtre : https://open.substack.com/pub/isabellecoisy/p/diagnostic-dautisme-un-droit-difficile?r=2lmx6r&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true

Une de mes clientes a fait un shutdown en remplissant son projet de vie pour la MDPH.Le corps qui s'arrête, vidé, plus d...
17/06/2026

Une de mes clientes a fait un shutdown en remplissant son projet de vie pour la MDPH.
Le corps qui s'arrête, vidé, plus de mots. À force de cocher, ligne après ligne, tout ce qu'elle ne sait pas faire seule, elle s'est vue noir sur blanc diminuée, incapable. Elle est repartie persuadée qu'elle ne pourrait plus jamais travailler.
Personne ne prévient de ça avant qu'on ouvre le dossier. On vous demande de vous re-décrire par vos manques, juste après avoir enfin compris que vous n'étiez pas défaillante. Et la même écriture qui vous démolit vous fait souvent refuser, parce que sur le papier vous avez l'air « autonome ».
Alors quand je lis, sur les réseaux, qu'on courrait après un diagnostic pour toucher l'AAH et ne rien faire de ses journées, j'invite les auteurs de ces phrases à remplir un projet de vie de leurs propres mains. Et à se rappeler que demander ne veut pas dire obtenir.
On peut vous aider à remplir ce dossier. Personne ne vous aide à en comprendre les règles, ni à ne pas couler en l'écrivant.
C'est tout le sujet de mon dernier article : https://open.substack.com/pub/isabellecoisy/p/pourquoi-le-projet-de-vie-mdph-est?r=2lmx6r&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true
**dif

Quand j'ai reçu mon diagnostic d'autisme, j'attendais une délivrance. J'étais en burn-out autistique, et je croyais que ...
14/06/2026

Quand j'ai reçu mon diagnostic d'autisme, j'attendais une délivrance. J'étais en burn-out autistique, et je croyais que le fameux papier allait m'en sortir.
Il ne m'a sortie de rien du tout. Je suis restée coincée dedans un long moment encore.
Ce qui m'a aidée, c'est d'arrêter de me secouer et de traiter cette période comme une hibernation. J'ai ralenti, j'ai fait le strict minimum, et j'ai garni ma tanière de tout ce qui pouvait l'adoucir : du silence, de la chaleur, mes séries, mes LEGO, un plaid et un thé tous les soirs.
Quand on traverse ça, le moelleux devient une stratégie de survie, pas un luxe.
Si vous digérez un diagnostic en ce moment, ou si quelqu'un que vous aimez le traverse, je viens d'écrire un article sur comment tenir pendant cette période sans chercher à bien faire : https://open.substack.com/pub/isabellecoisy/p/comment-tenir-apres-un-diagnostic?r=2lmx6r&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true
À bientôt,
Isabelle
**dif

« Je veux juste redevenir fonctionnel. »C'est ce qu'un client m'a dit récemment. Et ça m'a scotchée. Fonctionnel. C'étai...
10/06/2026

« Je veux juste redevenir fonctionnel. »

C'est ce qu'un client m'a dit récemment. Et ça m'a scotchée. Fonctionnel. C'était tout ce qu'il s'autorisait encore à espérer pour lui-même. Redevenir une machine en état de marche, et rien de plus.

On imagine le diagnostic d'autisme comme une délivrance. Un soulagement, enfin un mot posé sur ce qu'on vivait depuis toujours. Personne ne prévient qu'après, très souvent, on s'effondre. Et c'est là que l'entourage lâche la fameuse phrase : « mais tu y arrivais avant ! »

Oui. On y arrivait, justement. À bout de masking, à crédit, en payant un prix que personne ne voyait. Recevoir un diagnostic à l'âge adulte, c'est devoir relire toute sa vie, trier ce qu'on prenait pour des défauts à corriger de ce qui relève en réalité du fonctionnement, et faire ce travail le plus souvent seul. Ça prend des mois, c'est épuisant, et ça n'a rien d'une régression.

J'ai écrit un nouvel article sur ce moment dont on ne parle jamais. Si vous le traversez, ou si un de vos proches le traverse, il est en ligne ici : https://open.substack.com/pub/isabellecoisy/p/pourquoi-je-vais-plus-mal-depuis?r=2lmx6r&utm_campaign=post&utm_medium=web&showWelcomeOnShare=true
Isabelle
**dif

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