28/10/2026
Une parole inattendue, une mauvaise nouvelle, une contrariété… Il suffit parfois de quelques secondes pour se retrouver complètement déstabilisé.
Le cœur accélère, le corps se tend, l’émotionnel prend toute la place. Comme si quelque chose en nous avait sauté hors de son axe.
C’est ce que j’appelle un choc vibratoire : une énergie arrive brutalement et notre structure doit être suffisamment solide pour recevoir le coup sans se désorganiser.
Plus la structure devient contenante, plus elle peut conduire cette énergie jusqu’à sa base — le bassin — pour l’absorber et la neutraliser, afin de pouvoir se servir de cette énergie pour tenir la route.
L’image du bateau est très parlante : lorsque la tempête se lève, l’enjeu n’est pas d’empêcher le bateau de bouger, mais que la coque-bassin reste stable et soutienne un mât suffisamment solide pour ne pas être éjecté hors du corps.
C’est là que la voix intervient
Dans le Chant Postural, nous entraînons la structure au quotidien à l’aide des sons que l’on propulse.
Dans l’assise cambrée, la vibration de la voix est propulsée vers l’intérieur. Elle vient charger l’axe et entraîne progressivement la structure à porter davantage d’intensité sans broncher.
La structure apprend à porter sans ciller,
grâce à la vibration / essence qui ose miser toute sa charge.
Peu à peu, la vibration / essence dispose d’un itinéraire plus précis pour descendre en sécurité dans le corps, plutôt que de sauter en l’air sans avoir le choix.
Il ne s’agit pas de nier l’émotionnel, mais de devenir suffisamment solide pour ne plus être systématiquement emporté par lui.
Chaleureusement,
Elisabeth Baile�Créatrice et fondatrice du Chant Postural